Nina Bouraoui « Beaux rivages » 

Quatrième de couverture

C’est une histoire simple, universelle. Après huit ans d’amour, Adrian quitte A. pour une autre femme : Beaux rivages est la radiographie de cette séparation. Quels que soient notre âge, notre sexe, notre origine sociale, nous sommes tous égaux devant un grand chagrin d’amour. Les larmes rassemblent davantage que les baisers.

J’ai écrit Beaux rivages pour tous les quittés du monde. Pour ceux qui ont perdu la foi en perdant leur bonheur. Pour ceux qui pensent qu’ils ne sauront plus vivre sans l’autre et qu’ils ne sauront plus aimer. Pour comprendre pourquoi une rupture nous laisse si désarmés. Et pour rappeler que l’amour triomphera toujours. En cela, c’est un roman de résistance. N.B.

Mon Avis

Un roman sur la rupture, un homme quitte une femme pour une autre. Elle n’a rien vu venir mais cette rupture était-elle aussi imprévisible que ça. L’auteur analyse  en profondeur la douleur, la tristesse, l’incompréhension, la jalousie, qui envahit la vie de personne délaissée. Un texte émouvant nourrit par une belle plume.

Citations

– Je ne crois pas au hasard, rien ne vient par hasard,tout est lié,se répond,s’encastre jour après jour comme un jeu de dominos. Une chose engendre une chose qui engendre une autre chose, mais on reste toujours à l’origine du geste.

-… l’amour est imprévisible. Il survient quand on ne l’espère plus, disparaît alors qu’on le jugeait acquis. Il est sans prise et sans durée, sinon celle que l’on veut bien lui prêter.

– La peine à son heure et cette heure survient quand les larmes sont prêtes.

– L’amour à chaque fois qu’il se perd rejoint le cimetière des amours mortes, et son deuil est impossible à envisager.

– Qui sait quand un amour s’éteint pour toujours et que ses braises sont cendres?

– La tristesse . Quand elle survient, trouble la raison.

– Les larmes rassemblent davantage que les baisers.

– La souffrance étant aussi une addiction et un plaisir masqué

– l’amour n’existe pas, c’est juste un reflet dans une flaque d’eau, un petit miracle que l’on croit entrapercevoir entre les ombres et qui disparaît des que l’on s’en approche de trop près; c’est ça l’amour, c’est tout et rien à la fois…

– car c’est la pire des solitudes celle que l’on ressent alors que l’on est accompagné.

 

Note: 4/5

J.C. Lattès, 2016, 245p.


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