Brina Svit « Nouvelles définitions de l’amour »

Quatrième de couverture 

Suzanne est morte depuis un an quand Claude, son mari, découvre qu’elle avait un jardin et que quelqu’un continue à l’entretenir. Alma et Rudi sont écrivains tous les deux. Revenant en voiture d’une rencontre littéraire, ils font monter une inconnue qui attendait sous la pluie sur le boulevard périphérique et qui va les obliger à un drôle de choix. Il y a une seule femme qui me sourit en ce moment : c’est la caissière de mon G20, répond Paul, producteur de télévision quand on lui demande comment ça va depuis que sa femme l’a quitté, sans s’imaginer un instant qu’il pourrait se passer quelque chose entre eux. Et que dire de Sol qui déteste les fêtes de fin d’année et s’invente toutes sortes d’occupations le jour du réveillon de Noël, pour ne pas se retrouver seule et désespérée à la maison? Entrer dans un magasin de meubles contemporains, par exemple. Elle aurait bien besoin d’une table, elle n’en a pas, elle mange debout ou sur son canapé, explique-t-elle à Vincent,  impatient de fermer boutique, de récupérer champagne et foie gras au frigidaire et de rentrer chez lui. Mais que veut-elle, se demande-t-il, ému par son désarroi et son franc-parler. Et si soudain, comme par magie, ils voulaient la même chose? Dix nouvelles. Dix nouvelles définitions de l’amour. Parce qu’il y a toujours quelque chose à découvrir de soi-même, à inventer, à offrir à l’autre sans attendre quoi que ce soit en retour.

Mon avis

Autre coup de coeur de cette rentrée de janvier, ce joli recueil de nouvelles d’une auteur slovène écrivant en français dont j’ai dévoré tous les livres précédents, avec une tendresse toute particulière pour « Un coeur de trop » qui fait partie de mes livres préférés !!! Ces nouvelles nous entraînent de Paris à Buenos Aires, en passant par Ljubljana et Trieste, avec un petit saut à New-York un soir de tempête de neige… et s’il fallait choisir une de ces nouvelles, ce serait « Histoire écrite » la plus triste peut-être. À lire absolument.

Citations

– L’amour, ça s’arrose aussi, jour après jour, comme les salades.

– La pensée comme courage du désespoir…

– C’est dans tes priorités, le bonheur, la joie? La joie surtout?

– … c’est tout ce qu’il attend de la littérature : qu’elle le fasse pleurer et se réjouir pour quelqu’un d’autre que lui-même.

– C’est vrai qu’on regarde et qu’on se souvient avec notre imagination.

– …. le plus beau coucher de soleil au monde. Dans mon dos le golfe de Trieste et le château de Miramare, devant moi celui de Duino et le chantier naval de Monfalcone. Rien d’autre à l’horizon à part la mer argentée. Le soleil est une boule de feu qui glisse dedans.

– C’est la ville (Trieste) elle-même, le chef-d’œuvre , son esprit, son âme torturée qui parle plusieurs langues. Difficile d’avoir meilleur casting. Tout le monde est passé par là. Freud, Kafka, Rilke, Jules Verne, Stendhal… Puis Joyce, bien sûr… Il y a un vent qui souffle comme un fou, et une immense place, qui donne directement sur la mer.

– On a tous besoin d’un peu d’innocence et de féerie…

– Je ne connais qu’une façon d’aimer, inconditionnelle, fidèle et absolue.

Note: 5/5 💙

Gallimard, collection blanche, 256p.

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