Eduardo Sacheri « Le bonheur, c’était ça »

Quatrième de couverture 

Elle a débarqué un beau jour sur le pas de sa porte et, du haut de ses quatorze ans, lui a annoncé qu’il était son père. Lucas en est resté sidéré, comme frappé par la foudre. Y a-t-il une place dans sa vie pour Sofía, cette adolescente dont la mère vient de disparaître ? Parviendra-t-il à tisser des liens avec cette enfant arrivée de nulle part ? Et leur complicité sera-t-elle du goût de tous ? Dialogues percutants, saupoudrés de notes felliniennes, situations irrésistiblement décalées, Eduardo Sacheri signe un roman aussi insolite qu’émouvant sur la relation père-fille. Au fil de cette histoire d’amour inespérée, il capte l’essence du bonheur arrivé par surprise.

Mon avis 

C’est toujours un plaisir de retrouver l’auteur de « Dans ses yeux » . Et ce nouveau roman est une petite pépite ! « Le bonheur , c’était ça  » raconte la naissance d’une relation entre une fille et son père. Tendre, émouvant et attachant, ce livre nous  montre que le bonheur est peut-être là où l’on ne s’y attendait pas, comme une surprise que la vie nous apporte !! 

Citations

– S’il y a une chose que Sofía ne supporte pas, c’est qu’on ait pitié d’elle. Ce petit regard qu’ont les gens quand ils pensent « la pauvre, avec ce qui lui est arrivé… », elle le déteste. Elle les déteste. Ça lui donne envie de leur dire, leur crier: «Mais pourquoi tu regardes pas ailleurs? Si je te fais pitié, t’as qu’à penser à autre chose!» Mais elle ne le dit pas. Elle se tait, ou change de sujet, ou leur pose une question pour les détourner de cette compassion qu’elle refuse, qui ne l’aide pas, dont elle ne sait que faire. (Incipit)

– la tristesse, on ne s’en débarrasse que par l’action. 

– Sofia de demande parfois quand commencent les choses. Les choses qui arrivent aux gens. Ont-elles un début ou sont-elles si mélangées à d’autres antérieures, et à d’autres plus anciennes encore, qu’il est impossible de dire: « Là. C’est là que ça a commencé? »

– Elle s’interrogeait par exemple sur les contes. Sur le « Il était une fois » que disent les adultes au début de l’histoire qu’ils vont raconter à un enfant. Juste après ils font une pause avant de reprendre. Il était une fois une petite fille? Il était une fois un lapin. Il était une fois un royaume. Et avant? Qu’est-ce qu’il y avait avant ? Comment la petite fille, le lapin ou le royaume étaient-ils arrivés là ?

– Les idiots savent toujours tout, sauf à quel point, ils sont idiots. 

– Dans un sens, la vie ressemble à cette route sur laquelle ils se trouvent, son père et elle. Pendant longtemps il ne se passe rien. La campagne, encore et toujours, à perte de vue. Toujours pareille. Et soudain ce truc monotone est interrompu par un tas de changements fulgurants. Des voitures qui passent à mille à l’heure, un camion qui arrive dans le sens inverse et donne l’impression de vous foncer dessus, un immense panneau tout rouillé. Puis à nouveau, rien. Un long moment de rien.
Note: 4,5/5 💙

Éditions Héloïse d’Ormesson, 2017, 255p.

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