Christine Féret-Fleury « La fille qui lisait dans le métro »

Quatrième de couverture 

Que vous aimiez lire dans votre bain ou par-dessus l’épaule de votre voisin, laisser votre roman dans un wagon de métro ou l’offrir à votre meilleure amie, partager vos lectures en famille ou seulement à deux, que vous collectionniez les marque-pages, les éditions rares ou les «poches» d’occasion, alors ce livre est fait pour vous…

Juliette prend le métro tous les jours à la même heure. La ligne 6, le métro aérien. Ce qu’elle aime par-dessus tout, c’est observer, autour d’elle, ceux qui lisent. La vieille dame, le collectionneur d’éditions rares, l’étudiante en mathématiques, la jeune fille qui pleure à la page 247. Elle les regarde avec curiosité et tendresse, comme si leurs lectures, leurs passions, la diversité de leurs existences pouvaient donner de la couleur à la sienne, si monotone, si prévisible. Jusqu’au jour où Juliette décide de descendre deux stations avant son arrêt habituel, et de se rendre à son travail en coupant par une rue inconnue ; un pas de côté qui va changer toute sa vie.

Mon avis

Un livre sur les livres,l’amour des livres et la transmission des livres. Une histoire un peu irréelle et déroutante, qui m’a laissé sur ma fin. À noter quelques beaux passages sur les livres et une jolie liste de livre à lire!

Citations

– J’ai toujours imaginé que le paradis serait une sorte de bibliothèque. Jorge Luis Borges « L’aleph » ( épigraphe)
– Elle avalait les Agathe Christie comme des bonbons…
– nous ne savons jamais ce que nous mettons dans les mots destinés à décrire les symptômes ou les affections dont nous souffrons
– Il parlait des livres comme d’êtres vivants – d’anciens amis, de redoutables adversaires parfois, certains faisant figure d’adolescents provocateurs et d’autres de vieilles dames piquant leur tapisserie au coin du feu. Il y avait dans les bibliothèques, selon lui, des savants grincheux et des amoureuses, des furies déchaînées, des tueurs en puissance, de minces garçons de papier tendant la main à de fragiles jeunes filles dont la beauté de désagrégeait à mesure que changeaient les mots pour la décrire. Certains livres étaient des chevaux fougueux, non dressés, qui vous emportaient dans un galop effréné, le souffle coupé, cramponnés tant bien que mal à leur crinière. D’autres des bateaux voguant paisiblement sur un lac par une nuit de pleine lune. D’autres encore, des prisons. Christine Féret-Fleury « La fille qui lisait dans le métro » p.97
– Fallait -il, se demanda-t-elle en fixant une araignée qui, dans un coin du plafond, tissait prestement une toile presque invisible, voyager dans les pays qu’on avait aimes en lisant? Ces pays existaient-ils d’ailleurs ? L’Angleterre de Virginia Woolf avait disparu aussi sûrement que l’Orient des Mille et une Nuits ou la Norvège de Sigrid Undset. A Venise, l’hôtel où séjournaient les personnages du roman de Thomas Mannne subsistaient plus qu’à travers les somptueuses images Luchini Visconti. Et la Russie… De la troïka des contes,qui glissait inlassablement dans la steppe, on voyait des loups, des cabanes montées sur des pattes de poule, d’immenses étendues enneigées, des bois noirs pleins de périls, des palais féeriques. On dansait devant le tsar sous les lustres de cristal, on buvait le thé dans des bols d’or, on se coiffait de toques de fourrure ( quelle horreur!) faites avec la peau d’un renard argenté.

Note:3,2 /5

Denoël, 2017, 173p.

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