Gaëlle Josse « Un été à quatre mains »

Quatrième de couverture 
Parfois, il suffit de quelques jours pour dire toute une vie…Franz Schubert, compositeur déjà reconnu mais désargenté, a été invité comme maître de musique de deux jeunes filles de la haute aristocratie viennoise, dans leur somptueuse résidence d’été en Hongrie. Franz reconnaît bientôt en l’une des deux comtesses, Caroline, la plus jeune et la plus talentueuse, son âme sœur. Cet amour, cependant, va se briser sur les conventions et les interdits de caste. Cette passion fut-elle partagée ? Certains gestes, même les plus ténus, ne sont-ils pas, parfois, des aveux ? Un été à quatre mains explore les invisibles mouvements du cœur, et le mystère d’une histoire entre deux êtres qui rêvent d’un monde où ils trouveraient enfin leur place.

Mon avis

Quelques mois dans la vie de Franz Schubert du printemps finissant de 1824 à l’automne de la même année, il avait 27 ans. Quelques mois en Hongrie, au château de Zseliz, comme maître de musique auprès de la famille Esterhazy. Il va y rencontrer le ravissement des amours impossibles, en la personne de Caroline Esterhazy; reste le mystère sur la réciprocité ou non de cet amour! Un moment dans une vie! Une écriture toute en délicatesse et délicieusement poétique! Un petit bijou!!

Citations 

Chaque histoire de vie, chaque destin possède ses trous noirs, ses terres d’obscurité et de silence, ses creux et ses replis. On devine parfois  qu’ils « bourdonnent d’essentiel » , comme l’écrivait René Char. On devine qu’en leur secret, derrière le rideau, se sont joués des moments décisifs, dont les harmoniques continuent à irradier la vie, longtemps après.

-Et entre risquer et aimer, y-a-t-il finalement beaucoup de différence ?

– Quand un cœur fidèle / Se meurt d’amour, / Les lys se fanent/ Dans tous les jardins (« Le meunier et le ruisseau » avant dernier lied du cycle « La Belle Meunière « )

– Aujourd’hui elles ont l’âge des rêves , des désirs qu’on ose à peine s’avouer, des attentes encore obscures à leurs yeux, attentes indéterminées et lancinantes: leur insouciance est devenue coquetterie.
– La vie doit-elle toujours en aller ainsi? De douleur en déception ? De souffrance en déchirement ? De tendre songe en cruelle réalité ?

Note: 4,5/5

Ateliers Henry Dougier, 2017, 87p.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s