Christophe Ono-dit-Biot « Croire au merveilleux « 

Quatrième de couverture 

«Je veux bien avoir été distrait ces temps-ci, mais je sais que si j’avais croisé cette fille-là dans l’ascenseur ou le hall d’entrée, je m’en serais souvenu. Et puisque je me souviens d’elle, c’est que je l’ai vue ailleurs.» 

César a décidé de mourir. Mais une jeune femme sonne à sa porte et contrarie ses plans. Étudiante en architecture, grecque, elle se prétend sa voisine, alors qu’il ne l’a jamais vue. En est-il si sûr? Pourquoi se montre-t-elle si prévenante envers lui, quadragénaire en deuil de Paz, la femme aimée, persuadé qu’il n’arrivera pas à rendre heureux l’enfant qu’ils ont eu ensemble, et qui lui ressemble tant? Pourquoi est-elle si intéressée par sa bibliothèque d’auteurs antiques? D’un Paris meurtri aux rivages solaires de l’Italie en passant par quelques îles proches et lointaines, Croire au merveilleux, en dialogue intime avec Plonger, est l’histoire d’un homme sauvé par son enfance et le pouvoir des mythes. Un homme qui va comprendre qu’il est peut-être temps, enfin, de devenir un père. Et de transmettre ce qu’il a de plus cher.

Mon avis

J’ai adoré ce livre riche et cultivé, qui raconte le parcours d’un homme après la perte d’un être cher. Un parcours douloureux, plein de sentiment. Un voyage de l’Italie à la Grèce; on en voit les merveilles, on en respire les parfums, on en goûte les saveurs, on perçoit la beauté des textes anciens!!

Extraits 

– J’aime les mots, leur sens ancien, les passerelles que ça crée. L’impression d’un ordre, d’une cohérence, d’un enracinement, le seul qui tienne dans ce monde de folie. Où les mots ne veulent plus rien dire. Où la nuance est morte. 

– … les créatures de papier qui vivent entre les pages de ma grande bibliothèque. Seuls les livres arrivent à me calmer, le jour, la nuit quand le fantôme revient. Seuls les personnages anciens savent parler à mon cœur, là où les vivants échouent. 

– Est-ce une bonne idée de revenir sur les lieux de l’amour ?

– Être lu, c’est être caressé

– … les larmes reviennent, se mélangent à l’écume.

– le kaïros comme disaient les Grecs de l’Antiquité cet espace entre le trop tôt et le trop tard

– Le passé éclaire souvent le présent. On y voit des parallèles intéressants, je vous assure . On est moins surpris. On anticipe, même. Les hommes changent peu. Même envies de pouvoir , de guerre, d’amour.

– L’examen des livres que lisait, ou exhibait – car au fond même l’intention comptait – quelqu’un m’avait toujours semblé le seul moyen de savoir qui j’avais en face de moi.

Note: 5/5 💙

Gallimard, 2017, 234p.

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