Marie Sizun « Vous n’avez pas vu Violette? »

Quatrième de couverture 

Elles s’appellent Claire, Fanny, Sophie, Marion ou Violette. Elles sont très différentes mais ont quelque chose en commun : un absolu besoin de liberté. Elles sont les héroïnes de ces brèves nouvelles qui parlent de la vie de couple, de ses difficultés, du désamour, du divorce ou de la rupture, mais aussi de moments lumineux 

Après neuf romans ou récits, Marie Sizun, pour la première fois et avec une grâce toute particulière, s’essaie au genre de la nouvelle. Et c’est une réussite.

Mon avis 

Quel joli livre que ce livre de nouvelles de Marie Sizun. Des moments de vie décrits telle une photographie. Le souvenir d’un amour de jeunesse, une séparation malgré l’amour, un amour qu’on quitte pour s’apercevoir qu’on regrette, l’observation d’un couple entre deux trains…. La complexité des sentiments, leur ambivalence. L’amour, le désamour, le divorce, la séparation, l’enfance, les premières amours, des rencontres fortuites, autant de thèmes traités avec délicatesse, douceur, tendresse et mélancolie. Une pépite !!!!

Extraits
 

– … elles sont heureuses parce que la vie est là, parce qu’elle déborde de possibles, de carambars, de fées, d’amitié, et de bien d’autres choses encore, qu’elles devinent. Ça leur suffit.

– … elle sourit déjà très doucement, comme elle faisait autrefois, quand la vie n’était qu’elans joyeux vers le bonheur.

– En fait il ne reste qu’une photo de ce temps-là. De ce moment. Une photo radieuse, et que j’ai du mal encore aujourd’hui à regarder sans émotion. Comme si c’était l’image de cette chose incroyable qu’on appelle le bonheur, et qu’on rencontre peut-être une seule fois dans sa vie. 

– Le temps était comme suspendu, ou plutôt il n’existait plus.

– elle pleure,… toutes les choses tues dont elle se libère soudain comme d’un poids trop lourd, d’un secret trop longtemps gardé et qu’il faut crier enfin pour en être quitte.

– .. dans ce petit théâtre des gens entre deux trains… se racontent les histoires de gens pris au piège, entre deux trains, ou dans leur vie.

– … ta pensée en moi comme une parole vive.

– Et il y avait entre ces deux êtres quelque chose de si fort, que, je ne sais comment, on était heureux de les voir, heureux qu’ils soient comme ca, heureux qu’ils existent.

Note :  5/5 💙

Arléa, 2017, 167p. 

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