Dominique Costermans « Y a pas photo »

Quatrième de couverture 

La vie est-elle soluble dans l’écriture ? La fugacité des choses, le sentiment du temps qui passe, sont-ils d’abord une question de regard ? Vaut-il mieux capturer la passion avec des mots ou au 125e de seconde ? Voici vingt-cinq textes drôles, tendres ou féroces, qui promènent le lecteur de la banlieue de Berlin-Ouest aux Jardins de la Villa Borghese, de Viterbo à Chaillac, des cafés chics aux supermarchés de province, et où revient souvent une ville en perpétuel chantier. Vingt-cinq textes émouvants et engagés, où se croisent Khnopff et Magritte, Panamarenko et Cartier-Bresson, la marchande de gaufres de la Gare du Nord et Jean-Pierre Verheggen. Véritable manifeste pour la liberté d’expression et le droit d limage, ce recueil révèle la beauté des choses anodines au voyeur ému qui sommeille en nous.

Mon avis

Un recueil de petits textes autour de la photographie et de l’écriture. Des instants, le temps d’une photo ou pas.  » Je l’ai lu comme on feuillette un album de photos… » dit une lectrice à l’auteur. Et cela résume bien le livre.

Extraits

– (Épigraphe) L’œil, songez à lui. Il boit la vie apparente pour en nourrir la pensée. Il boit le monde, la couleur, le mouvement, les livres, les tableaux, tout ce qui est laid, et il en fait des idées. Guy de Maupassant

– Écrire donne du sens à ce qui n’en a pas, mais quel est le sens de ce qui est écrit, après ?

– Au Delhaize, elle observe les conserves comme je le ferais du rayon livres de poche chez Tropismes.

– Le pari, lecteur chéri, adorable lecteur, c’est que tu « imagines »! C’est là tout le beau lien, le jeu subtil et excitant, la merveilleuse passerelle que jettent les, entre toi et moi: si je te disais tout, si je te décrivais tout dans le détail, quel plaisir prendrais-tu à me lire? Où se déploierait ton imagination ? Sans toi, sans ta merveilleuse petite usine à rêves, à quoi me servirait-il d’écrire?

– Rien ne dirait, dans la photo, tout ce que je tentais de lui communiquer, là, avec les mots: la superposition de nos vies, les villes qui changent, les choses qui remontent du passé un instant puis s’évaporent, le temps qui passe.

– La photo n’est qu’une extension de mon regard.

Note: 3,5/5

Éditions Luce Wilquin, 2006, 92p.

Une réflexion sur “Dominique Costermans « Y a pas photo »

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