Irène Némirovsky « Le pion sur l’échiquier »

Présentation de l’éditeur 

Portrait sans concession d’un homme  » condamné à vivre « , Le Pion sur l’échiquier est, dans l’œuvre d’Irène Némirovsky, un roman à part, qui n’est pas sans rappeler « Le Feu follet » de Drieu la Rochelle. Marié, père d’un enfant, Christophe Bohun est rongé par le mal-être. Ni son métier, ni sa femme, ni son fils, ni son père vieillissant ne trouvent grâce à ses yeux ; par dessus-tout, il déteste sa propre vie routinière, son manque d’envergure. Son seul plaisir, avec le vague souvenir d’une femme jadis aimée, est le sentiment de liberté que lui procure sa voiture. Lorsque, ruiné, il est obligé d’y renoncer, il prend soudain conscience de cette « peine profonde et incompréhensible » qui le submerge depuis si longtemps. Sur fond de crise économique, dans la France des années trente, Irène Némirovsky exprime avec beaucoup de lucidité le désespoir d’un homme dont le paysage intérieur se confond avec le sombre tableau de l’époque, au fil d’un roman cruel qui n’a rien perdu de sa force

Mon avis

L’histoire d’un homme qui déteste sa vie ou ce qu’elle est devenue. Le manque d’argent l’obsède. Il ne connaît plus vraiment l’amour. Les idées noires et la mélancolie l’envahissent. Il sombre au fil des pages dans le désespoir le plus total. Un roman sombre, cruel, introspectif sur un homme loin d’être attachant. Ce roman fait écho à la situation de l’auteur, tenaillée par les problèmes d’argent et l’inquiétude pour le lendemain.

Extraits 

– Il faut avoir le cœur et la tête libre pour songer à l’amour…
– La vie même la plus magnifique, ne vaut que par l’amour.

– Comme je voudrais ranimer en moi de l’amour, un jour , seulement, une heure, pour avoir quelque chose d’autre dans ma pensée que la vie quotidienne. 

– Chacun d’eux savait exactement quelles images se levaient dans la mémoire de l’autre, devinait les paroles que les lèvres déshabituées des baisers, des mots d’amour, ne prononceraient pas. 

– « Le beau soleil… les printemps, les soleils d’autrefois… Finis, finis à jamais … » Mais c’était déjà beau, songea-y-il, cette mémoire du passé, de ce court et orageux passé, qui avait gardé toute sa saveur, sa fleur première, pour n’avoir jamais été touché avec des mots, des souvenirs maladroits, qui avait, intact pendant tant d’années, au fond de leurs cœurs. 

Note: 3,5/5

La Pochotèque, Tome 1,p.833-p.967

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