James Lasdun « La chambre d’ami »

Quatrième de couverture 

Entre Françoise Sagan et Patricia Highsmith, un huis clos délicieusement pervers!

Imaginez un cadre de rêve : une luxueuse résidence d’été au milieu des montagnes. Placez-y un trio de personnages troubles : Charlie, un riche banquier new-yorkais, sa femme Chloe et Matthew, le cousin de Charlie, un cuisinier dont l’existence part un peu à la dérive. Le décor est posé, les pièces sur l’échiquier. En dire plus serait criminel. Passion, drame, trahison, adultère, meurtre : rien ne manquera à votre plaisir. Avec cette peinture d’un couple bourgeois qui, sous des apparences parfaites, recèle bien des secrets et des mensonges, James Lasdun évoque à la fois les univers de Françoise Sagan, de Claude Chabrol et de Patricia Highsmith. Autant dire que le suspense, l’intelligence et le plaisir sont au rendez-vous de ce roman aux rebondissements multiples, où chacun est à la fois coupable et victime de sa nature profonde. Un délice.

Mon avis

Deux cousins et la femme de l’un d’eux se retrouvent le temps d’un été dans une maison à la montagne. Un huis-clos lent, lancinant commence. Au fil des pages on découvre des secrets, des jalousies, des trahisons, un passé trouble. Un roman psychologique bien ficelé ! Que j’ai apprécié, sans toutefois le trouver comparable à un roman de Françoise Sagan (comme le prétend la quatrième de couverture)!

Extraits 

– Il y avait enfin entre elle et lui ce lien quasi surnaturel qui parfois se tisse entre deux personnes que tout semble séparer au premier abord mais que la vie conspiré néanmoins à rapprocher par le biais d’une série de discrètes affinités, créant ainsi une intimité qui n’existe que dans un monde bien à elle et n’a besoin ni des commentaires ni de la reconnaissance de ce monde-ci.

– il se surprit à réfléchir aux multiples façons que l’on a de connaître les gens, à tous les renseignements dont on peut disposer sur leur compte et qui pour autant ne vous sont finalement d’aucun secours en la matière. 

– J’aime bien savoir ce que lisent les gens qui sont autour de moi. C’est un travers. Que dis-je, ca tient de la compulsion pathologique. 

Note3,5/5

Titre original: « The fall guy  »

Traducteurs : Claude et Jean Demanuelli

Sonatine, 2017, 247p. 

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