Victor Hugo et le Bois de la Cambre

Bruxelles, mai 1852.

L’autre dimanche, je me promenais avec quelques amis dans le bois de la Cambre. Nous étions en calèche. Il y avait quelques femmes parées et jolies dans la voiture. C’était par un beau soleil; les fleurs de mai étincelaient dans l’herbe. L’ombre des feuilles couvrait la terre de toutes sortes de guipures noires. Les femmes causaient et riaient. Au tournant d’une route quelques hommes déguenillés, têtes nues, pieds nus, étaient assis sur un talus. Un d’eux se leva, montra du doigt la calèche, et comme nous passions, je l’entendis qui disait aux autres: Voilà les dieux; nous, nous sommes en enfer. Victor Hugo « Choses vues » – Souvenirs personnels de Bruxelles et de Jersey III

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