Carlo Cassola « La ragazza »

Quatrième de couverture 

Mara est frivole, désinvolte, insoumise. À l’orée de l’âge adulte, l’adolescente trouve le temps long dans son pauvre village de Toscane. Depuis que son frère maquisard s’est fait tuer à la guerre, sa mère ne parle plus et son père, porté sur la bouteille, se consacre jour et nuit à sa petite section du parti communiste. Désœuvrée, elle aimerait voir du pays, mais son horizon se borne à l’unique rue de Monteguidi, sur laquelle s’ouvre la fenêtre de leur petite cuisine sombre. Aussi, lorsqu’en 1945, un jeune résistant taciturne, ami de son frère, vient lui remettre un cadeau, c’est l’aventure qu’elle imagine frapper à sa porte. Mais son désir, sa beauté et son rire, majestueusement portés à l’écran par Claudia Cardinale dans le film de Luigi Comencini, se heurtent à la timidité et à l’obsession d’Arturo : se venger des fascistes. À la fois crue et infiniment juste, la finesse d’écriture de Carlo Cassola lui valut le célèbre prix Strega en 1960.

Mon avis 

Une histoire d’amour entre deux jeunes gens après la seconde guerre mondiale, avec en filigrane l’histoire politique et sociale de cette époque. L’Italie communiste qui s’oppose à l’Italie fasciste.

Un style simple et entraînant, qui porte l’histoire, beaucoup de dialogues. Des personnages attachants. Un très joli roman d’apprentissage. À lire! 

Extraits 

– J’ai l’impression de ne pouvoir contenir l’amour que j’ai pour toi

– J’étais amoureux d’une image. 

– Nous devinions , inconsciemment, qu’il y avait entre nous ressemblance de destins. 

– Elle éprouvait, pour la première fois depuis si longtemps la nacrante douceur des mots d’amour. 

– C’était cela l’amour : quelque chose qui réchauffe le cœur et fait fondre le corps. 

– Au premier tournant, la vallée de l’Elsa apparut. Elle baignait dans une mer de brouillard dont émergeaient seulement, pareille à des îles les cimes basses des collines. Mais le soleil traversant la brume de ses rayons obliques, allumait des lueurs dans le fond de la vallée. Mara ne pouvait plus détacher les yeux du spectacle de la vallée qui s’éveillait dans l’étincelle ment brumeux du matin. 

Note: 5/5 💙

Titre original: « La ragazza di Bube »

Traducteur: Philippe Jacottet

Éditions Cambourakis, 2015, 331p.


                 “Questo era l’amore: qualcosa 

                   che riscaldava il cuore e 

                   struggeva le membra.” 

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