Francis Dannemark « Martha ou la plus grande joie »

Quatrième de couverture

« Martha a perdu de larges pans de sa mémoire à la suite d’un accident. Elle parle peu mais elle voit tout. Et quel sourire ! Au début de l’été, en nous rendant dans un joli village au bord de l’Yonne, nous ignorions qu’une femme âgée allait nous dévoiler son passé et nous plonger dans l’eau froide du nôtre. Pendant ce temps, en Irlande, un vieil écrivain, dont j’étais le traducteur et l’ami, serait accusé de plagiat et disparaîtrait dans la nature. Mais lorsque je repense à ces journées, j’ai envie de retenir tout ce qu’elles ont eu de tendre, de farfelu et de merveilleux. J’ai envie de parler de la plus grande joie de Martha, qui pourrait bien être aussi la mienne. Et la vôtre. »

Mon avis

Un été, un village, une rivière, des rencontres, le passé qui se dévoile et une route nouvelle. Comme à chaque fois les livres de Francis Dannemark et son écriture me ravissent. Une jolie histoire, délicate et tendre, un moment de bonheur qui met de bonne humeur. Des êtres fragiles, si attachants, si émouvants! Coup de cœur!

Extraits

– La vraie beauté du monde ne tient pas dans ses paysages les plus spectaculaires, mais dans la splendeur discrète et fragile d’un rayon qui caresse en passant le vert velouté d’une feuille d’arbre.

– Parfois, c’est bien de ne pas avoir de souvenirs, vous ne croyez pas? En tout cas, de ne pas en avoir trop. Le passé… – … c’est parfois pesant, oui.

-On dit que c’est l’argent et le pouvoir qui font tourner le monde, pas l’amour. Peut-être…, mais c’est l’amour qui l’empêche de tourner fou.

– Quelle qu’elle soit, la vérité vaut toujours mieux.

– l’amour, ca n’a pas la même valeur pour tout le monde. Si tu cherches un bon jour pour être un peu réaliste, c’est aujourd’hui! La vie n’est ni noire, ni blanche, elle est souvent grise.

La vie n’aime pas trop les lignes droites et que ce qui compte, c’est de ne pas refuser les cadeaux qu’elle nous fait et que le plus important, c’est l’amour, parce que lui seul donne des ailes aux gens.

– … pour que les choses vaillent la peine, pour que la vie reste vivante, il faut toujours maintenir un niveau d’exigence élevé, que ce soit en amour ou pour écrire un livre.

– … à deux parce qu’ils s’aimaient, ils avaient la chance d’emprunter légèrement, joyeusement, une route nouvelle.

– On se raconte tous des histoires pour continuer à avancer. Des histoires qui donnent de la force et nous ouvrent les yeux ou des histoires qui nous les ferment.

– Love me like a river… Love me, that is all. (Melody Gardot)

Note: 5/5 💙

Le Castor Astral, 2017, 123p.

.. à deux parce qu’ils s’aimaient, ils avaient la chance d’emprunter légèrement, joyeusement, une route nouvelle.

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