Philippe Fusaro « La cucina d’Ines »

Quatrième de couverture 

« Mon année avec Inès se résume à cette complicité immédiate, jamais envahissante, à des plats cuisinés ensemble ou à ces portes ouvertes sur un miracle offert dans une assiette, à nos confidences et à nos fous rires, aux rituels parce qu’il y eut Natale et la Befana dans le même élan, la Semaine sainte et ses processions de femmes en noir, les têtes couvertes d’un voile en dentelle, qui pleuraient la mort du Christ juste avant la Pasqua, il y eut San Giuseppe, San Nicolà di Bari, et chaque fois mille choses à manger pour les accompagner. J’ai pris sept kilos, cette année-là… »

Présentation de l’éditeur 

Suite à une déception sentimentale, l’auteur s’installe à Lecce dans les Pouilles pour une année afin d’y écrire son nouveau roman. Il fait la connaissance d’Ines, sa voisine âgée de 90 ans, qui lui fait découvrir la cuisine de cette région. Auprès d’elle, il se remémore son enfance en Lorraine et évoque son lien à l’Italie de ses grands-parents. Avec des recettes.

Mon avis 

Un délicieux petit livre qui mêle souvenirs d’enfance, amour pour la cuisine italienne et le récit d’une année dans les Pouilles, marquée par la rencontre d’une vieille dame qui va transmettre à l’auteur les secrets de la cuisine de cette région. En quelques pages, on arrive à respirer l’Italie et les saveurs et parfums de sa cuisine. Le tout est raconté de manière poétique et nostalgique.

Extraits 

– mon père … lorsqu’il était en cuisine, éprouvait un plaisir évident à préparer le « sugo « . Il nous le faisait goûter à moi et mes frères au fil de sa cuisson, soit sur le bout  de la cuiller en bois, soit en y trempant des morceaux de pain que nous gobions jusqu’à nous brûler le palais. 

– … j’adorais l’entendre nous parler dans ce français truffé de « ch » et de « ou » comme si elle avait roulé ses mots dans le sable de l’Adriatique. 

– Mon année avec Inès se résume à cette complicité immédiate, jamais envahissante, à des plats cuisinés ensemble ou à ces portes ouvertes sur un miracle offert dans une assiette, à nos confidences et à nos fous rires, aux rituels parce qu’il y eut Natale et la Befana dans le même élan, la Semaine sainte et ses processions de femmes en noir, les têtes couvertes d’un voile en dentelle, qui pleuraient la mort du Christ juste avant la Pasqua, il y eut San Giuseppe, San Nicolà di Bari, et chaque fois mille choses à manger pour les accompagner. J’ai pris sept kilos, cette année-là…

– Le deuil se vit plus à table qu’au cimetière. (Erri de Luca)

Note: 5/5 💙

La Fosse aux ours, 2017, 86p.

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