Nathalie Rykiel « Écoute-moi bien »

Quatrième de couverture 

« Je souris, j’y pense, tu te voyais peut-être l’héroïne de mon roman, le roman de ma vie…

En voici une version. C’est ton cadeau. Mais je n’ai pas dit mon dernier mot maman. On partage. Mon sujet ce n’est pas toi, c’est nous. Nous deux. »

Mon avis 

Un bel hommage d’une fille à sa mère. Un livre sur l’amour filial et sur les rapports mère/fille, complexes mais emprunts d’une infinie tendresse. Et quand s’approche l’heure du départ peut-être faut-il pour lui parler encore! Un témoignage intime et émouvant qui touche profondément!

À lire également « 4 décembre  » de Nathalie Rykiel: superbe!

Extraits 

– (Épigraphe) À qui appartient la caresse, à celui qui la donne, ou à celui qui la reçoit? Hélène Cixous 

– La vie est belle, spirituelle, intellectuelle, culturelle, charnelle, belle pour aller danser, Allez, on dansera…

– Elle est à toi, garde-la précieusement, tu n’en auras pas d’autre alors gaffe, recrache mais doucement, pas de conneries tout est grave, engageant, réfléchis, choisis ta voie, les erreurs coûtent cher, font perdre du temps, le temps est compté mais c’est comme ça qu’on apprend…

– 3,6,8. Un coup de dés jamais n’abolira le hasard. Mallarmé

 – après une très grande douleur si on décide de vivre il reste quoi à perdre.

– Être ensemble, c’était la vie, l’état normal de la vie, ca ne devait pas servir à autre chose. 

– Sur ses cahiers toujours à spirales toujours quadrillés( grands carreaux) sur ses cahiers noircis de note et de dessins et de couleurs et de numéros et de recettes, sur ses cahiers – il y en a toujours plusieurs en cours, dans son sac, sur son bureau, à la maison, et les blocs aussi, ne pas oublier les blocs, couverts de notes de bloc- , aujourd’hui ça déborde des placards il y en a des centaines des milliers peut-être, comme des carnets de peintres et de l’air du temps, ses journaux de bord je les ai tous gardés…

– Tu fleurissais ta vie dans la mienne…

– Nos habits les mots… On s’habillait de mots. Il y avait toujours un dictionnaire, des bouquins, des livres d’art, qui côtoyaient les épingles et le mètre de couturier dans le studio. 

– Ta plus grande intelligente c’était ta liberté.

Note: 4,5/5

Stock, 2017, 144p.

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