Un été avec la poésie (22)

Un peu de musique

Une musique amoureuse

Sous les doigts d’un guitariste

S’est éveillée, un peu triste,

Avec la brise peureuse;

Et sous la feuillée ombreuse

Où le jour mourant résiste,

Tourne, se lasse, et persiste

Une valse langoureuse.

On sent, dans l’air qui s’effondre,

Son âme en extase fondre ;

– Et parmi la vapeur rose

De la nuit délicieuse

Monte cette blonde chose,

La lune silencieuse.

GERMAIN NOUVEAU

(Pourrières 1851-Pourrières 1920)

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