Thierry Dancourt « Jeux de dame »

Quatrième de couverture 

Solange Darnal promène sa silhouette élégante et solitaire entre le Paris du début des années 1960, le Berlin de la guerre froide et la mélancolie de Trieste sous la pluie. On roule en Volvo P1800, on fume des cigarettes State Express 555, le musée de la porte Dorée s’appelle encore le palais des Colonies, et les femmes portent des imperméables beurre frais. 
Solange oscille entre deux mondes, celui de la vérité et celui du mensonge, de la lumière et de l’ombre, de la transparence et du secret, et navigue entre deux hommes. Elle prend peu à peu conscience qu’elle en aime un davantage que l’autre, et sans doute aime-t-elle vraiment pour la première fois… 

Intermittences du cœur, souvenirs d’enfance et mouvements de l’Histoire s’entremêlent dans cette intrigue qui pousse le lecteur à s’interroger sur ce drôle de jeu – peut-être dangereux – auquel se livre la jeune femme. Mais qui est Solange? Et le sait-elle seulement?

Mon avis

Une femme énigmatique et mystérieuse de Paris à Trieste en passant par Berlin, au temps de la guerre froide. Que sait-on d’elle? Pas grand chose, mais peu à peu elle se dévoile: son enfance, la guerre, son amant, son amoureux… mais des secrets restent. Plus qu’une histoire, c’est un roman d’atmosphère. Paris, du côté du palais des colonies, Berlin et la guerre froide et pour finir Trieste en hiver avec ses brumes mélancoliques et vaporeuses. Ce livre m’a  fait penser aux livres de Patrick Modiano!

Extraits 

– Tout à l’heure, dans la clarté de ce matin d’hiver, ses yeux restaient rivés aux siens, ses mains remontaient le long de son dos, caressaient ses cheveux. Néron, face au lit, en position de sphinx sur la chaise, les observait. Là-bas, dans la cuisine, à l’autre extrémité de l’appartement, ils entendaient frémir l’eau du café. Le silence de l’immeuble; la pluie ruisselant sur les carreaux des deux fenêtres ; Le chat, âgé mais toujours attentif; la douceur de la lumière, flottante, hésitante, qui effleurait sans s’y attarder les murs bordeaux et vert bouteille; et puis ce regard qui la traversait: elle en était persuadée, rien d’autre désormais n’aurait plus véritablement d’importance, ne vaudrait d’être pris en considération. Vivre ainsi, toute une vie.

Note: 3,75/5

Editions de la Table Ronde, 2017, 201p. 

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