Un été avec la poésie (39)

À Madame M.

Quand la rose s’entr’ouvre, heureuse d’être belle, 

De son premier regard elle enchante autour d’elle 

Et le bosquet natal et les airs et le jour. 

Dès l’aube elle sourit ; la brise avec amour 

Sur le buisson la berce, et sa jeune aile errante 

Se charge en la touchant d’une odeur enivrante ; 

Confiante, la fleur livre à tous son trésor. 

Pour la mieux respirer en passant on s’incline ; 

Nous sommes déjà loin, mais la senteur divine 

Se répand sur nos pas et nous parfume encor.

LOUISE ACKERMANN 

(Paris 1813 – Nice 1890)

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