Un été avec la poésie (41)

Soleils couchants


À Catulle Mendes

Une aube affaiblie

Verse par les champs

La mélancolie

Des soleils couchants.
  

La mélancolie

Berce de doux chants

Mon coeur qui s’oublie

Aux soleils couchants.

Et d’étranges rêves,

Comme des soleils

Couchants, sur les grèves,

Fantômes vermeils,

Défilent sans trêves,

Défilent, pareils

A de grands soleils

Couchants sur les grèves.

PAUL VERLAINE

(Metz 1844 – Paris 1896)

« Poèmes saturniens »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s