Un été avec la poésie (46)

 J’ai rêvé tellement fort de toi,

J’ai tellement marché, tellement parlé,

Tellement aimé ton ombre,

Qu’il ne me reste plus rien de toi,

Il me reste d’être l’ombre parmi les ombres

D’être cent fois plus ombre que l’ombre

D’être l’ombre qui viendra et reviendra

dans ta vie ensoleillée. 

Robert Desnos

(Paris 1900 – camp de concentration de Theresienstadt 1945)

« Le dernier poème. »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s