Gwenaële Robert « Tu seras ma beauté « 

Quatrième de couverture 

Lisa, une professeure de sport au physique parfait, ne perd pas de temps en grands discours. C’est une femme directe. Mais lorsqu’elle rencontre, lors d’un salon du livre, Philippe Mermoz, séduisant auteur à succès, elle pressent que sa seule beauté ne suffira pas. Elle demande à Irène, une collègue de français à l’apparence ordinaire, éprise de littérature, d’écrire à sa place quelques lettres destinées à le charmer. Irène accepte, se prend au jeu, et voilà que ses jours monotones, un peu tristes – un mari notaire, un enfant qu’elle n’arrive pas à avoir –, s’en trouvent profondément bouleversés. La correspondance s’intensifie, devient intime, se prolonge. Jusqu’à ce que Lisa, perdant patience, décide de retrouver l’écrivain pour une nuit… Irène sombre dans le désarroi. Peut-elle continuer à vivre comme avant ?

Dans ce Cyrano de Bergerac moderne, Gwenaële Robert raconte le destin émouvant d’une femme dont un échange épistolaire vient bousculer le quotidien et les espoirs. Une magnifique réflexion sur le pouvoir enchanteur des mots.

Mon avis

Un premier roman tout en finesse et délicatesse qui parle d’amour pour les belles lettres et la littérature. Les références littéraires se croisent au détour des pages et l’histoire évoque la nostalgie pour les belles correspondances d’autrefois. À travers ce Cyrano de Bergerac moderne, l’auteur nous entraîne dans une réflexion sur le charme des mots et sur leur pouvoir. Un amour peut-il naître d’un échange épistolaire? La fin du livre m’a beaucoup plu.

Extraits

– La vie est une course de haies dont chaque obstacle enjambé la rapproche du but.

– … peut-être accorde-t-elle trop d’importance au charme des mots.

– L’esprit dispose ainsi d’une collection d’artifices pour tenir à distance les ombres du malheur, il excelle à échafauder ces fables qui sont des paravents illusoires contre les chagrins prévisibles. 

– Kafka semble attendre des livres qu’ils le secouent, moi j’attends qu’ils me secourent.

– … la vie charrie plus de clichés que n’importe quel roman ?

– Écrire c’est être fidèle à une certaine douleur. 

– Pour écrire,… il faudrait avoir en soi un désert , une terre vierge où pourrait jaillir l’écriture. 

– … la littérature est peut-être bien le seul trésor que l’on a plus de plaisir à partager qu’à garder pour soi.

– La langue à le pouvoir de nous donner la vue.

-Toute lettre est une collaboration, pense-t-elle, celui qui écrit accepte d’être déformé par la lecture subjective et nécessairement partiale qu’en fait son destinataire.

Note
: 3,5/5

Robert Laffont, 2017, 220p.

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