Patricia Emsens « Deux mères pour une fille »

                Et puis, soudain, le chagrin s’en va.

                Il s’en est allé 

                loin de nous, 

                le pied léger.

                Nous le voyons qui franchit les 

                hautes herbes,

                ses chevilles nues,

                Mouillées par la rosée »

Quatrième de couverture 

Greta naît d’un amour sans lendemain entre une Hollandaise et un soldat américain. Démunie, perdue, la jeune mère abandonne l’enfant dans un couvent où elle demeure trois ans.Dans la Belgique voisine Lucie et Jan qui ne peuvent pas avoir d’enfant adoptent Greta qu’ils rebaptisent Annemie.

Ils l’élèvent dans la tendresse et l’amour. Elle apprend le français de sa mère adoptive sans pour autant oublier le flamand de sa petite enfance qui est aussi la langue maternelle de son père adoptif.

La fillette grandit en essayant de trouver sa place dans les entre deux de sa vie: entre Greta et Annemie, le flamand et le français, les liens du sang et ceux du coeur.

Avec délicatesse, dans une langue fluide qui va à l’essentiel, Patricia Emsens dévoile par petites touches les bonheurs, les doutes, les angoisses, les violences sourdes de cette deuxième naissance qu’est l’adoption.

Deux mères pour une fille est le deuxième roman de l’auteur de Retour à Patmos.

Mon avis 

Le deuxième roman de Patricia Emsens, parle d’adoption. Avec une extrême sobriété, elle nous raconte l’histoire de Greta/Annemie. L’abandon par sa mère de naissance, le passage par le couvent et l’arrivée dans sa famille adoptive. Elle grandira entre deux langues: le néerlandais et le français et avec ses peurs, ses doutes, et ses questions sur ses origines. C’est un livre qui m’a fait penser à l’ambiance des livres de Marie Gevers. Un livre délicat et tendre, écrit avec finesse. 

Extraits 

– Voilà où nous étions arrivés. Au bout de notre rêve fané.

– Chaque mère ne peut parler que d’elle, chaque enfant a son histoire.

– Et puis, soudain, le chagrin s’en va.

Il s’en est allé 

loin de nous, 

le pied léger.

Nous le voyons qui franchit les hautes herbes,

ses chevilles nues,

mouillés par la rosée.

Note : 4,5/5

Editions Des Busclats, 2016, 208 p.

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