Lorenza Foschini « La princesse de Bakounine »

Quatrième de couverture 

Zoé Obolenskaïa appartient à la très haute noblesse russe. Mariée à un prince insipide, mère aimante de cinq enfants, la princesse se sent à l’étroit à la cour du tsar. Dans les années 1860, elle trouve enfin une excuse pour prendre le large et embarque pour l’Italie. Après un séjour à Venise, Zoé établit ses quartiers à Naples, où elle fait la connaissance d’un autre Russe en exil, Mikhaïl Bakounine, l’anarchiste qui fait trembler l’Europe. Alors que tout a l’air de séparer cette héritière richissime et ce rescapé des camps de Sibérie à la mise négligée et à la carrure d’ours, les deux se lient instantanément d’une amitié qui prend parfois l’allure d’une relation amoureuse. Conquise par les discours du révolutionnaire, la princesse embrasse peu à peu sa cause et devient l’un des piliers du mouvement anarchiste européen, finançant Bakounine et ses disciples. 
Lorenza Foschini reconstruit la figure complexe de celle qui inspira à Tolstoï Anna Karénine et à Henry James La Princesse Casamassima. Une histoire captivante qui reflète les conflits et les passions d’une époque.

Mon avis 

Après le splendide « Le manteau de Proust, histoire d’une obsession littéraire « , Lorenza Foschini revient avec un deuxième roman également très réussi. Elle part sur les traces d’une noble russe mystérieuse et aventurière, qui inspira à Tolstoi, le personnage de Anna Karenine et inspira également Henry James (la Princesse Casamassima) et Joseph Conrad (Madame S.) et nous raconte l’histoire de l’amitié amoureuse entre cette dernière et le révolutionnaire anarchiste Mikhaïl Bakounine. Un roman qui mêle histoire et enquête journalistique. Un récit captivant et un personnage qui une fois le livre refermé reste encore bien mystérieux.

Extraits

– L’un comme l’autre sont rebelles, transfuges, exilés ; deux personnages que leurs compatriotes tiennent pour fous et extravagants : un révolutionnaire jugé violent et dangereux, déjà condamné à mort, fugitif et recherché par la plupart des polices européennes, et une grande dame de l’aristocratie élevée au milieu des ors et des stucs des palais moscovites et Saint-Pétersbourg rois, que son milieu regarde comme un esprit exalté. Et cependant, ils ont beaucoup en commun. p.21

Note: 4/5

Titre original: « Zoé, la principessa che incantò Bakunin »

Quai Voltaire, 2017, 209p.

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