Evelyne Bloch-Dano «Une jeunesse de Marcel Proust»

Quatrième de couverture 

Qui n’a jamais entendu parler du questionnaire de Proust?

Les réponses de l’écrivain ont traversé le temps et fait le tour du monde. On a oublié qu’elles provenaient d’un album intitulé Confessions, appartenant à Antoinette Faure, la fille du futur président de la République.

En participant à ce jeu de société à la mode, Marcel Proust ne se doutait pas qu’il livrerait des indices sur l’adolescent qu’il était. Ses réponses ont été commentées. Mais jamais contextualisées ou comparées. Jamais datées avec exactitude. De Gilberte aux Champs-Élysées à la petite bande d’Albertine et des jeunes filles en fleurs, quelles traces ont-elles laissées dans son oeuvre?

Évelyne Bloch-Dano a mené l’enquête. Elle est parvenue à identifier les autres amis de l’album d’Antoinette. C’est alors tout un monde qui a surgi, celui des jeunes filles de la bourgeoisie de la Belle Époque. Quelques garçons aussi. À travers leurs goûts, leurs rêves, s’est dégagé le portrait d’une génération. Celle de Marcel Proust.

Mon avis 

L’auteur prend le biais du fameux questionnaire de Proust, appelé à l’époque « Confessions » pour raconter la jeunesse de Marcel Proust. Plus que la jeunesse de Marcel Proust, c’est le contexte dans lequel s’est déroulé cette jeunesse qui est ici analysé. Des pages sur l’éducation des jeunes filles, les goûts littéraires de l’époque et  sur la vie politique. Il en ressort un portrait de la société française de l’époque. Une enquête minutieuse. Une belle lecture, originale et intéressante.

Extraits 

– l’éclairage indirect est souvent plus propice à déceler les reliefs et le creux, l’ombre et la lumière. En déplaçant , le projecteur, on fait varier les points de vue, on regarde avec des yeux neufs.

– Si « la vraie vie, c’est la littérature », peut-être alors pour des etres tels que Marcel Proust, la préparation à la vie, n’est -elle que le brouillon  de l’art.

– On aimerait tant qu’une vie se lise en toute transparence. Si les faits pouvaient se coucher sur le papier aussi docilement qu’une date sur un acte d’état civil…

– les nuances de la tapisserie toujours inachevée que constitue la vie.

Note: 3,75/5 

Stock, 2017, 281p. 

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