Un automne avec Madame de Sévigné (30)

Nous trouvions l’autre jour qu’il n’y avait de véritable mal dans la vie que les grandes douleurs; tout le reste est dans l’imagination, et dépend de la manière dont on conçoit les choses. Tous les autres maux trouvent leur remède, ou dans le temps, ou dans la modération, ou dans la force de l’esprit; les réflexions les peuvent adoucir, la dévotion, la philosophie. Quant aux douleurs, elles tiennent l’âme et le corps.  La vue de Dieu les fait souffrir avec patience; elle fait qu’on en profite, mais elle ne les diminue point. Madame de Sévigné «Lettre à Madame de Grignan » du 4 mai 1672 (Pléiade, tome 1, lettre 269, p.499)

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