Un automne avec Madame de Sévigné (50)

Je crois que je ferai un traité sur l’amitié. Je trouve qu’il y a tant de choses qui en dépendent, tant de conduites et tant de choses à éviter pour empêcher que ceux que nous aimons n’en sentent le contre-coup; je trouve qu’il y a tant de rencontres où nous les faisons souffrir, et où nous pourrions adoucir leurs peines si nous avions autant de vues et de pensées qu’on en doit avoir pour ce qui tient au cœur – enfin, je ferais voir dans ce livre qu’il y a cent manières de témoigner son amitié sans la dire, ou de dire par ses actions qu’on n’a point d’amitié, lorsque la bouche traîtreusement vous en assure. Je ne parle pour personne, mais ce qui est écrit est écrit. Madame de Sévigné « Lettre à Madame de Grignan »  du 2 novembre 1679 (Pléiade, tome 2, lettre 707, p.727)

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