Un jour, une citation: Joseph O’ Connor

J’aime qu’un roman donne le sentiment qu’on peut y pénétrer, regarder alentour, toucher les murs, à la manière dont nous entrons dans un grand morceau de musique, comme le Messie de Haendel, ou Satyagraha de Philip Glass. Ce sont là des structures que nous avons envie de retrouver : une seule visite ne suffit pas. Je veux éprouver les nids de poule d’un roman, les cahots, les erreurs, les fissures dans le plafond, les sécheresses. Je ne veux pas qu’il coule de soi ! Je veux en sentir les textures. Je veux de la fiction avec des frictions, des accidents, du jus ! Je veux que les mots s’entrechoquent, que des étincelles me sautent à la figure ! J’en ai assez des intérieurs domestiques, des adultères de banlieue, des jalousies de campus, des solipsismes cérébraux. De très grandes oeuvres les ont pris pour thèmes, mais aussi beaucoup trop de mauvaises, hélas. Et, comme Anatole Broyard, je déclare : « Plus j’aime un livre, plus je le lis lentement. » (…) Joseph O’Connor

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