Un automne avec Madame de Sévigné (52)

Enfin, que ne pense-t-on point quand on pense toujours, avec beaucoup de silence et de loisir? Je ne vous dis point tous les pays que j’ai battus, ni tous les chemins que fait mon imagination, ma lettre serait aussi longue que d’ici à Orléans. Ce qui est vrai, c’est que je trouve toujours une égale tendresse dans mon cœur. J’aimerais fort à vous parler sur certains chapitres, mais ce plaisir n’est pas à portée d’être espéré. Ainsi, ma bonne, « je pense donc je suis »; je pense avec tendresse, donc je vous aime; je pense uniquement à vous de cette manière, donc je vous aime uniquement. Madame de Sévigné « Lettre à Madame de Grignan » du 11 mai 1680 (Pléiade, tome 2, lettre 763, p.926)

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s