Pascale Toussaint: « Audrey H. »

Quatrième de couverture

– Qu’est-ce que tu fais, Jean ?

– Je te regarde. Comme tu la regardes, elle.

 Dans la vie d’Audrey, il y a Jean. Et Audrey Hepburn. Depuis toujours, elle collectionne les films, les bouquins et les revues qui parlent de la belle actrice. Les affiches… C’est facile, un peu comme avec ces gens qui collectionnent des figurines, on ne doit pas se casser la tête pour lui offrir un cadeau. D’ailleurs elle a tout. Elle va jusqu’à porter l’Interdit, son parfum. Tant qu’à s’appeler Audrey, autant l’être jusqu’au bout. Mais elle sait que tout cela n’est que rêve. Dans la vraie vie, Audrey s’inquiète de son image. Elle n’est pas très sûre d’elle. A la bibliothèque bruxelloise où elle travaille, elle est connue comme la spécialiste des biographies de femmes. Serait-elle féministe ? Ou simplement romantique ? Audrey cherche des miroirs. Elle aime les miroirs autant que la pluie. Quand on n’a ni fille ni soeur, ni même de véritable amie… Il y a bien sa mère. Ah ! Sa mère ! Audrey voudrait tant… Une collègue demande à notre « biophage » de rédiger une vie de son père, dont on commémore le décès. Les rencontres que fera la narratrice autour du pianiste belge et de son univers, notamment celle de son ancienne femme de ménage, vont changer sa vie. Au point qu’elle en oubliera même de « vérifier sa tête » dans le miroir.

Mon avis

L’histoire d’une femme: ses relations avec sa mère, sa passion pour Audrey Hepburn héritée avec son prénom, l’écriture d’un livre sur un musicien belge et son désir d’écrire un livre sur sa mère. Une réflexion sur les rapports mère/ fille en évoquant George Sand, Colette, Audrey Hepburn, Simone de Beauvoir, Brigitte Bardot, Madame de Sévigné … L’histoire est racontée par de courtes scènes souvent dialoguées. Un livre miroir que l’on finit un sourire sur les lèvres…

Extraits

– Épigraphe : « Rêvons, il pleut, nos destins sont fermés, nos rêves et nos reflets sont nos seules libertés »  Paul Willems

– Audrey Hepburn disait qu’il faut profiter de la vie, être heureuse, et que les filles heureuses sont plus belles.

– Mais ici, il y a d’autres miroirs. Les livres.

– Lire et relire les vies de toutes les femmes. Je finirai bien par savoir.

– On a besoin du regard de sa mère comme d’un miroir, mais pas d’un miroir plein de reproches.

– En vieillissant, elle a compris que dans la vie, la meilleure chose à saisir est la main de l’autre.

– Pour lui le monde des livres est un refuge; pour moi, des miroirs, ou mieux, des fenêtres. Oui, des fenêtres.

Note: 3,75/5

Édition Samsa, 2017, 143p.

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