Un jour, une citation: Amanda Sthers

L’arbre qui griffait le ciel que contenait ma fenêtre de ses milles branches maigres suspendait mon temps d’enfant. Je l’observais des heures. Il était ma terreur familière. Ma dose de peur nécessaire et contrôlée. Ses racines encombrées semblaient vouloir exploser du sol, comme s’il avait pu s’enfuir à chaque instant. Comme si on pouvait s’échapper de ce qu’on est. C’est de cet arbre, de ces moments épuisants d’ennui où les ressources de l’imaginaire sont notre unique moyen d’échapper au silence, qu’est né ma passion pour la lecture. Il ne s’agit pas des instants où on lit mais de ceux qui se passent quand on pose un livre, qu’on est seul, qu’on attend quelque chose en nous, comme une porte qui s’ouvre et qui nous amène à un autre nous, juste un peu différent. Amanda Sthers «  Les promesses »

(Photo : Bouquinerie Sablon, rue de l’arbre, Bruxelles)

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