Grazia Deledda « Le pays sous le vent »

Quatrième de couverture

La jeune Nina grandit dans une famille modeste qui accueille des hôtes pour subvenir aux besoins de la famille. Parmi eux, le lumineux Gabriele, dont Nina s’éprend secrètement. Mais il s’éclipse rapidement et, lorsqu’un autre pensionnaire demande la main de Nina, elle n’a d’autre choix que d’accepter, pour échapper à sa condition et quitter son village. Elle mène dès lors une existence confortable et bourgeoise parmi les notables de la ville, s’accordant cependant des échappées régulières dans la campagne pour s’imprégner du vent et du soleil de son enfance. Des échappées propices au resurgissement des souvenirs et aux rencontres…

Un roman d’apprentissage passionné, imprégné par le calme lumineux de la mer et la violence frénétique du vent, où les sentiments et la nature sardes vibrent avec la même démesure.

Mon avis

Un voyage de noces, un mari qui s’éloigne, le fantôme d’un amour passé. Et puis il y a le vent, la mer. Un roman un peu désuet d’une grande dame de littérature italienne, la nature y est omniprésente et le vent violent conditionne la vie des gens. L’âme sarde transparaît à chaque page. Un roman d’apprentissage d’une autre époque, sensible et émouvant. Une jolie écriture.

Extraits

– Je m’abandonnais, cependant, à ce que ma mère considérait comme le plus grand des pêchés : la lecture avide et ininterrompue de livres inappropriés à mon âge et, surtout à mon éducation. Je lisais en cachette, bien sûr, jour et nuit.

– Une telle beauté, et la magie même de la lecture, suscitaient en moi une sensation de rêve.

– La joie, au contraire, jaillit du néant, et c’est vers le néant qu’elle retourne! Il n’est absolument pas en notre pouvoir de la créer.

– Tous les discours de cette soirée s’imprimèrent dans ma mémoire comme sur les pages d’un livre.

– Mais la vie est toujours la vie, avec ses pauses trompeuses, ses graces et ses cruautés qu parfois s’entremêlent.

– De la pitié à l’amour, il n’y a qu’un pas.

– J’éprouvais cependant une joie empreinte de tristesse.

Note: 4/5

Prix Nobel de littérature en 1926.

Cambourakis, 2017, 154p.

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