Dominique Costermans « En love mineur »

Quatrième de couverture

« Le train poursuivait sa course dans la nuit tombante, en s’arrêtant toutes les cinq ou dix minutes. La narratrice se dit que ça pourrait donner un bon début d’histoire, un soir un train, une intersection entre deux trajectoires, une collision et puis, le champ des possibles qui s’ouvre en délicatesse. C’était un bon début. Ca démarrait au quart de tour. Elle se sentait sure d’elle, maitresse de la situation et de la tournure que pourrait prendre cette rencontre ».

Mon avis

Des nouvelles à siroter comme une tasse de thé ou une tisane au coin du feu. Des instants de vies, des voyages en Italie, au Portugal, en Crête ou à Chamonix, un cappuccino à Rome, un train vers Bruxelles… Amour, souvenirs , nostalgie… Le champ des possibles… Les choses de la vie et la fugacité du bonheur … Un coup de cœur tant pour les histoires racontées que pour l’écriture. Une « bulle de bonheur »

Extraits

– Il faisait un temps magnifique, c’est-à-dire qu’il ne pleuvait plus, ou pas encore

– À un certain stade de la conversation amoureuse, ce qu’on dit n’a plus aucune importance.

– C’est toujours, comme ça les nouvelles, ça surgit, tant pis pour le reste du monde.

– L’après-midi, j’allais dans les jardins de la villa Borghese, avec un livre et mon carnet de notes. Bien sûr, aussi des souvenirs attendaient partout en embuscade, mais ce champ de mines me semblait plus à ma mesure.

– Dans les ruelles entre le Tibre et le Corso, je suis allée boire un cappuccino dans un petit bar et j’ai choisi une pâtisserie à la crème et à la fleur d’oranger qu’on ne mange qu’en Italie. J’ai passé un bon moment avec mon livre.

– À cette époque, je n’étais pas encore écrivaine. Est- ce qu’on devient écrivain quand on publie? C’est la définition communément admise. Mais n’est-on pas déjà écrivain quand on écrit ce qui sera un jour publié? J’en sûr. Écrire. C’est une chose intime. Mais devenir écrivain, c’est un adoubement.

– J’aime ces actes manqués, ces connexions invisibles.

– … cette beauté qui nous rend si vulnérables, si attentivement présents au monde, si conscients du fragile équilibre des choses et de la fugacité du bonheur.

– Je désire juste l’immobilité de toutes choses en leur perfection.

– … un soir un train , une intersection entre deux trajectoires, une collision et puis, Le champs des possibles qui s’ouvre en délicatesse sur une connivence culturelle.

Note: 5/5 💙

Editions Quadrature, 2017, 115p.

3 réflexions sur “Dominique Costermans « En love mineur »

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