Armel Job « Une femme que j’aimais « 

Quatrième de couverture

Chaque week-end, Claude, jeune homme au tempérament solitaire et à la vie un peu terne, rend visite à la seule personne qu’il aime rencontrer, sa tante Adrienne, qui habite une belle villa à la campagne. Adrienne a cinquante-cinq ans, elle est veuve, elle ne sort pratiquement jamais de chez elle. Mais sa douceur, sa beauté fascinent Claude, comme tous les hommes qui ont un jour croisé son regard.

Un samedi, Adrienne évoque un secret qui depuis toujours pèse sur son coeur. Elle voudrait le confier à Claude, qui refuse de l’entendre. Quelques semaines plus tard, il la trouve gisant sur le carrelage de la villa, morte. Accident ? Meurtre ?… Alors, seulement, Claude se met en quête de la confidence qu’il n’avait pas voulu recevoir. Cette quête va le mener sur les traces du passé d’Adrienne, chaque rencontre lui suggérant une réponse que remet en question la suivante…

Sur un rythme de thriller psychologique qui entraîne le lecteur de fausse piste en fausse piste jusqu’à la révélation finale, un magnifique portrait de femme où Armel Job explore avec le talent qu’on lui connaît les paradoxes de l’âme humaine, de la dévotion à la haine.

Mon avis

Un portrait de femme. On se laisse facilement emporter par cette histoire qui de fausse piste en fausse piste enquête sur la vie d’une femme et ses secrets. À travers les recherches de son neveu, on découvre peu à peu l’histoire de cette femme. Peu à peu le puzzle se recompose et la vérité se profile, mais les secrets doivent-ils toujours être révélés? Une lecture très, très agréable et un style brillant. Un coup de cœur!!

Extraits

– Il y a des histoires qu’on préfère ne pas entendre. Je le comprends tout à fait. À quoi bon remuer le passé, dévoiler ce qui a été si soigneusement occulté, rouvrir les plaies? La vérité a ses droits, mais le secret n’a-t-il pas les siens? Ceux qui ont caché ce qu’ils nous ont caché étaient peut-être plus sages que nous qui prétendons tout déballer…

Ce genre d’histoire, en conséquence, mieux vaut l’écrire. Pour qu’elle ne se perde pas, tout de même. Ce serait dommage. De cette façon, elle reste là, malgré tout. Le texte dort gentiment sous sa couverture. Le réveillera qui veut. Et, s’il n’y a personne, il n’en vivra pas moins, au royaume infini des rêves. p.9-10

– Malheureusement, on avait pas inventé le push-pull pour le cerveau. p.12

– Le dimanche, ils s’endimanchaient. Verbe sorti de l’usage. p.13

– Les photos figent les gens , elles les épinglent comme des papillons dans les cases d’un tiroir entomologique. p.14

– Quand on tient à ses illusions, c’est fou ce que l’imagination peut aller chercher. p.83

– Le meilleur de l’amour, n’est-ce pas quand on ne s’est pas encore déclaré , avant l’évidence des sentiments, lorsqu’on guette chez l’autre les signes de ce que l’on ressent soi-même? p.277

Note: 5/5 💙💙

Robert Laffont, 2018, 297p.

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