Un peu de poésie en attendant le printemps (8)

Dans l’interminable

Ennui de la plaine,

La neige incertaine

Luit comme du sable.

.

Le ciel est de cuivre

Sans lueur aucune,

On croirait voir vivre

Et mourir la lune.

.

Comme des nuées

Flottent gris les chênes

Des forêts prochaines

Parmi les buées.

.

Le ciel est de cuivre

Sans lueur aucune.

On croirait voir vivre

Et mourir la lune.

Paul Verlaine, « Romances sans paroles » (1874)

Auteur

Paul Verlaine (Metz 30 mars 1844 – Paris 8 janvier 1896) Sa famille s’installe à Paris où Verlaine est bientôt mis en pension à cause de son caractère. Enfant unique longtemps désiré, il est choyé par sa mère qui lui passe tous ses caprices. Paul Verlaine découvre “ Les fleurs du mal ” de Baudelaire et ainsi décide de devenir poète. Il abandonne sa femme pour suivre Rimbaud en Angleterre et en Belgique. Mais les relations entre ces deux hommes trop différents sont orageuses. En 1873, Verlaine blesse Rimbaud avec un révolver et sera condamné à deux ans de prison. Il se convertit au catholicisme pendant sa détention. Après sa libération, il devient professeur en Angleterre, puis à Rethel dans les Ardennes, mais il est chassé de ce dernier poste pour avoir recommencé à boire. « Poèmes saturniens », « Fêtes galantes », « Chansons pour elle » , « Épigrammes « , « Élégies  » sont quelques-unes parmi ses œuvres.

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