Jérôme Colin « Éviter les péages »

Quatrième de couverture

À partir de quarante ans, la vie est toute tracée. C’est ce qu’il pensait avant de rencontrer Marie un après-midi dans un bar.

Il est chauffeur de taxi, père de trois enfants, marié depuis quinze ans, propriétaire d’une maison avec jardin en périphérie de Bruxelles et sa belle petite vie roulait tranquillement. Jusqu’à ce que Marie lui sourie et lui offre la possibilité d’un nouveau départ.

Ce n’est pas une décision qu’un homme prend facilement. Alors il continue de rouler au son de Bashung, Jeff Buckley et des confidences de ses clients.

Quitter sa femme pour une autre qu’il connaît à peine : il y songe. Rester avec une femme qu’il n’est plus sûr d’aimer : il y songe aussi. En attendant, il s’accroche à son volant et monte le son, espérant trouver dans les paroles de ses chansons préférées la bonne façon d’aimer.

Mon avis

Comment savoir si on est au bon endroit et si ce qu’on fait est juste? Voilà la grande question qui traverse ce livre.

Un chauffeur de taxi bruxellois rencontre une femme alors qu’il est marié et a 3 enfants. Il balade son taxi dans les nuits bruxelloises et fait de brèves rencontres avec des clients qui traversent sa vie le temps d’un instant. La musique l’accompagne toujours. Il se questionne! Un livre générationnel, sur la crise de la quarantaine, les choix que l’on fait ou pas, la routine du quotidien, les rêves et les peurs! Une écriture qui calque la vie!

Extraits

▪️(Épigraphe) Il vaut mieux tomber amoureux que dans l’escalier. Un ami

▪️… parfois les mots nous débordent…

▪️La merde, vaut mieux qu’elle vous tombe dessus d’un coup plutôt que de la voir venir. Attendre, c’est déjà souffrir.

▪️Que ne durent que les moments doux. (Bashung)

Comme tous les ados, j’ai rêvé à un destin extraordinaire. Et comme tous les adultes, en grandissant, j’ai juste fait ce que la vie attendait de moi…

▪️C’est dingue tout de même la capacité de l’homme à tout trouver normal après un certain temps.

▪️Aujourd’hui, tout le monde doit écouter la même musique. C’est tellement plus rassurant.

▪️C’est à cette époque que j’ai compris que la musique était l’art entre tous. Que des chansons pouvaient changer une vie. Que l’on pouvait passer au rouge. Qu’aimer était beau et périlleux. Que l’on pouvait dire non. J’ai tout compris. Même si je n’ai rien appliqué.

▪️Nous parlâmes longuement. De tout et de rien. De rien pour être tout à fait honnête. Nous savions tout deux qu’il était inutile d’entrer dans les détails. Que nos yeux s’étaient déjà tout dit.

▪️Nous avons partagé les peines. Comme d’habitude. C’est l’un des concepts principaux de la vie à deux.

▪️Le problème avec la réalité, c’est qu’elle ne s’arrête jamais. La routine ne fait pas de trêve.

Y a-t-il sur cette terre des gens qui se posent moins de questions ? Des gens qui savent, ne fut-ce qu’une fois de temps en temps, qu’ils sont au bon endroit. Que ce qu’ils font est juste?

▪️Les mots sont inutiles face au mystère des retrouvailles.

▪️Car le courage, paraît-il, ça vient doucement.

Note: 4,5/5

Allary Editions, 2015, 195p.

« marcher sur l’eau

éviter les péages

jamais souffrir

juste faire hennir

les chevaux du plaisir… »

Alain Bashung « Osez Joséphine »

~~. ~~. ~~. ~~. ~~

« Que ne dure que les moments doux… »

Une réflexion sur “Jérôme Colin « Éviter les péages »

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