David von Grafenberg « Madame de X »

Quatrième de couverture

Anne, la quarantaine, divorcée, deux enfants, peine à refaire sa vie. Alors quand elle décroche un poste dans une petite librairie française en Toscane, elle n’hésite pas un instant. Ale, une jeune étudiante qui la prend sous son aile, la persuade même de ne pas renoncer à l’amour. Elle lui parle de cette légende italienne selon laquelle toute femme qui s’adonne à cinq hommes différents entre deux pleines lunes voit son rêve le plus cher se réaliser. Anne s’embarque dans cette quête où le désir règne en maître. Mais les intentions de sa nouvelle amie sont-elles aussi bienveillantes qu’elle le suppose ?

D’une écriture sensuelle, Madame de X entraîne le lecteur dans un suspense où les fantasmes sont la clé de la découverte de soi.

Mon avis

Ce joli roman raconte l’histoire d’une femme, Anne. Elle répond à l’annonce d’un libraire italien qui recherche quelqu’un pour sa librairie française en Toscane. Elle quitte la France et part avec ses deux enfants adolescents s’installer en Italie. Une nouvelle vie commence. Mais….

Un livre intense et une intrigue diabolique. Une écriture sensuelle, et un très beau portrait de femme. La Toscane en toile de fond! Une très très belle découverte !

Extraits

▪️la vie n’était alors pas une question mais un élan.

▪️je refusais de comprendre que le sacrifice n’était en réalité que l’apprêt d’une forme de lâcheté.

▪️J’ai toujours aimé ces temps suspendus, ces temps volés. Ils me reposaient et me donnaient l’impression de posséder quelque chose de précieux, rien qu’à moi.

▪️En voyant ce vieil homme au milieu de tous ces livres qui abritaient tant de vies, tant de temps, tant d’instants volés à l’implacable réalité, j’ai saisi ce que la sérénité pouvait avoir de reposant. À défaut du bonheur. P.26

▪️Et moi j’attendais, sur mon îlot, de savoir ce que je devais sauver du naufrage de ma vie passée. Il y avait la tendresse de certains souvenirs, la peur de perdre ce qu’il y avait eu de joyeux. Je savais le bonheur aussi fragile que susceptible, prêt à quitter les rivages de ma mémoire si je le délaissais, là où le malheur et la tristesse vous engluent comme du goudron. p.30

▪️Les signes se comprennent à rebours.

▪️… des espoirs souvent il ne restait que la cicatrice des désillusions.

▪️J’ai toujours pensé que les livres étaient un remède merveilleux. À chaque douleur, à chaque tristesse, à chaque question il y a un roman. La seule difficulté consiste à le trouver. Le libraire prescrit, tel un apothicaire des sentiments, celui qui convient, et c’est là que se tisse cette relation si particulière avec les lecteurs.

Éditions Héloïse d’Ormesson, 2018, 240p.

… des espoirs souvent il ne restait que la cicatrice des désillusions.

Une réflexion sur “David von Grafenberg « Madame de X »

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