Ariane Le Fort « Partir avant la fin »

Quatrième de couverture

Léonor aime Dan depuis quarante ans, et Nils depuis quinze jours. Dan, c’est le rêve américain de ses dix-huit ans qu’elle a quitté trop vite et qu’elle retrouve parfois à la sauvette, dans un hôtel new-yorkais décati, toujours le même. La dernière fois qu’ils se sont vus, c’était il y a huit ans. La prochaine, c’est dans quelques jours. Mauvais timing. Nils a une tête éperdument sympathique et un corps si palpable qu’il serait capable de transformer Dan en abstraction. Mais cette histoire d’amour toute fraîche pourrait tout aussi bien ne pas résister face à une telle longévité. Si Léonor replonge tête baissée dans les bouillonnements de l’existence, sa mère, elle, pense avoir tout résolu. Ce qui l’occupe désormais, c’est d’en finir proprement. Et vite. Et si possible en beauté, dans un hôtel de luxe avec vue sur la mer. Et avec ses filles pour l’aider. Mais comment fait-on ça?

Ariane Le Fort est l’auteur de plusieurs romans, dont Comment font les autres?, On ne va pas se quitter comme ça? Avec plaisir, François, tous publiés au Seuil. Elle a obtenu pour Beau-fils, en 2003, le prix Rossel, le plus important prix littéraire de Belgique.

Mon avis

Un nouvel amour tout frais, aux élans d’adolescence. Une maman, qui voudrait partir avant la fin, pourquoi pas dans un hôtel de luxe en bord de mer et avec ses filles à ses côtés. Et puis, l’amour américain de sa jeunesse qu’elle revoit par intermittences et qu’elle doit revoir à Budapest dans quelques jours. Et l’envie de saisir l’instant avant… L’amour, la mort s’entremêlent dans la vie de cette femme ainsi que l’urgence de vivre le moment présent. Un roman tout en émotion qui nous parle en alternance de sujets graves et légers. À lire!

Extraits

▪️Ça commençait mal. La glycine avait beau être touffue, compacte au-dessus de nos têtes, elle ne suffisait pas à empêcher la pluie de nous mouiller les pieds. Ça n’avait pas l’air de gêner Nils, qui se tenait debout sur le trottoir, les mains nouées derrière le dos, peut-être tout disposé à passer là le reste de sa vie. (Incipit)

▪️J’avais le chic pour remplacer une illusion par une autre, les souvenirs décidément m’intéressaient plus que la réalité. p.139

Note: 4,5/5

Seuil, 2018, 174p.

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