Cristina Comencini « Lucy »

Quatrième de couverture

C’est l’histoire d’une famille: la rencontre de Franco et Sara en Grèce, leur mariage, la naissance de leurs deux enfants, le travail de Sara, paléontologue, qui l’entraîne loin de chez elle et des siens, dans la vallée du Rift. Sara est une mère absente, une épouse inexistante, si bien que le couple se déchire.

Franco refait sa vie, mais ses relations avec ses enfants sont tendues, et le souvenir de son ex-femme, qui le hante, se ravive soudain à la lecture d’une lettre qu’elle lui a écrite. Dans ces lignes, il peine à reconnaître Sara, au caractère si fort et qui préférait d’ordinaire regarder vers l’avenir plutôt que se tourner vers le passé. Mais Sara vit désormais dans un autre monde…

Mon avis

Qu’il est parfois difficile de concilier sa vie de femme et de mère? Surtout quand on aspire à la liberté, et qu’on a un métier passionnant! Telle est l’histoire de Sara, qui aime son métier, son mari et ses enfants! Mais son besoin de liberté fait d’elle une mère et une épouse absente… Une lettre, un jour, portera avec elle, de nombreux questionnements…

Un roman choral, sur les douleurs de la séparation, les déchirements de la vie, les relations parents-enfants, la difficulté de grandir entre deux parents qui se déchirent!

Extraits

▪️Tu vis dans les bouquins, as-tu de la place pour autre chose?

▪️… notre cerveau ne peut pas stocker toutes les histoires que nous lisons…

▪️Tant qu’on court derrière la personne aimée, la fébrilité ne nous lâche pas.

▪️Je me souviens bien des premières impressions de lecteur. J’évitais d’emprunter les livres de mon père, là aussi je voulais suivre mon instinct.

▪️Ce n’était pas des mots, mais des pierres. Je retrouve ce poids dans les premiers romans, dans les passages les plus décousus de l’histoire, dans les descriptions qui s’égarent sur un geste insignifiant, dans la phrase manifestement biffée dont on sent encore la présence.

▪️Le métier d’éditeur n’est pas pour moi, je garderais tous les défauts d’un livre et virerais ce qui marche trop bien, ce qui coule.

▪️Quand il y a des enfants, la séparation est impossible, parce qu’elle n’est jamais complète. Ils sont là et perpétuent l’histoire d’amour qu’on a voulu casser.

▪️On ne cesse jamais d’être l’enfant d’un amour, même quand il est fini… Chaque être nourrit cette illusion et chaque vie porte la marque de cet éventuel amour.

▪️Tu aimes les livres qui cherchent.

Note: 4/5

Titre original: « Lucy »

Éditeur italien: Feltrinelli

Traducteur: Dominique Vittoz

Livre de poche, 2018, 254p.

Lien: Cristina Comencini « Être en vie »: https://abookisalwaysagoodidea.wordpress.com/2018/04/18/cristina-comencini-etre-en-vie/

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