Un jour, une citation: Sylvain Tesson

La dernière caisse est une caisse de livres. Si on me demande pourquoi je suis venu m’enfermer ici, je répondrai que j’avais de la lecture en retard. Je cloue une planche de pin au-dessus de mon châlit et y range mes livres. J’en ai une soixantaine. À Paris, j’ai pris grand soin de constituer une liste idéale. Quand on se méfie de la pauvreté de sa vie intérieure, il faut emporter de bons livres: on pourra toujours remplir son propre vide. L’erreur serait de choisir exclusivement de la lecture difficile en imaginant que la vie dans les bois vous maintient à un très haut degré de température spirituelle. Le temps est long quand on n’a que Hegel pour les après-midi de neige.

[…] Les livres sont des icônes. Pour la première fois, je vais lire un roman d’une traite. Sylvain Tesson « Dans les forêts de Sibérie » Folio

(Photo: Librairie Filigranes, avenue des arts, 39-42, 1040 Bruxelles)

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