SANDRINE YAZBECK « LES IMPARFAITS »

Quatrième de couverture

Londres 2013. Depuis la disparition de sa femme Clara cinq ans plus tôt, Gamal, ancien grand reporter de guerre n’a jamais cherché à la retrouver. Aussi quand il découvre qu’Howard, son meilleur ami, se rend en secret à Positano dont elle est originaire, tout se met à vaciller.

Entre mensonge et trahison, amour, amitié et rivalité, le puzzle d’un trio apparemment parfait s’ouvre sur leurs failles et leurs secrets. À la fois intimiste et ouvert aux grands enjeux du monde, Les imparfaits entrelace les émotions, les relations, les leurres que nous entretenons autant avec ceux que nous croyons connaître qu’avec nous-mêmes.

L’auteur

Ancienne avocate internationale, Sandrine Yazbeck a vécu 7 ans à Londres, avant de s’installer à Boston. Père libanais, mère française, mari irlandais, deux jeunes enfants, elle a décidé de se consacrer à l’écriture à 40 ans. « Les imparfaits » est son premier roman.

Mon avis

Elle est partie sans un mot et sans laisser d’adresse. Après trente ans de mariage, Clara s’est volatilisée. Cinq ans plus tard, Gamal, son mari, découvre par hasard que son meilleur ami, Howard, lui ment. Alors qu’il avait prétendu partir en convalescence en Floride, il a réservé un hôtel à Positano…. Positano, l’endroit où Clara a passé sa jeunesse. Et puis il y une inscription en arabe sur une carte postale représentant « La trahison des images » de Magritte …

Un triangle amoureux fait de mensonges, de secrets, de non-dits, d’incompréhensions et de trahisons. Chacun ne connaît jamais qu’une partie de la vérité. Tout être cache quelque chose. Au fil du récit, la vérité peu à peu transparaît.

Une écriture poétique (surtout dans les passages du journal de Clara, le journal pour toi qui voudras bien le lire). Un énorme coup de cœur de cette rentrée littéraire 2019! Je ne peux que conseiller cette petite merveille!

Extraits

▪️C’était cela aussi, fondamentalement, l’amour… Laisser partir celui qui voulait s’en aller

▪️Ce serait formidable si, pour rattraper le temps perdu, il suffisait de monter et descendre les escaliers.

▪️J’aurais davantage faire confiance au temps dans la vie, j’aurais dû savoir me reposer sur lui.

▪️Il y a tant de choses que je n’ai jamais vues (ou les ai-je oubliées?) comme on a tendance à ne pas voir les choses à portée de main et qu’on croit pouvoir voir n’importe quand.

▪️Ma vie était devenue une fenêtre? Vers quoi?

▪️Les secrets parviennent toujours tôt ou tard à la connaissance de celui que l’on épargne.

▪️Au loin, les nuages, rares, semblent avoir été esquissés au pinceau d’une main indécise, parfois tout en épaisseur, parfois tout en transparence, môme un arbitrage impossible entre le ciel et le blanc, le lumineux et l’opaque, l’illusion et la matière.

▪️J’ai suivi tête baissée un chemin dont je n’ai jamais voulu questionner ni le tracé ni les motivations

▪️Il y a des fautes que l’on ne peut oublier. On a beau les enfouir, les nier, les enrober , tenter les excuses, les explications, l’amende honorable, laisser les années passer, rien n’y fait, il y a des fautes qui, où que l’on regarde, vous sautent au visage.

Note: 5/5 💙💙

Albin Michel, 2019, 154 p.

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