Un jour, une citation: John Williams

🇫🇷 Il se promenait dans les rayonnages de la grande bibliothèque de l’universitĂ© parmi des milliers de livres et inhalait cette odeur de renfermĂ©, de cuir, de toile et de papier jaunissant comme le plus exotique des encens. Parfois il s’arrĂŞtait, sortait un ouvrage des rayons et le tenait un moment dans ses grandes  mains tout Ă©mues de manipuler un objet si peu familier. La reliure, le dos, les planches si dociles… Puis il le feuilletait et attrapait un paragraphe ici ou là… Ses doigts malhabiles tournaient les pages avec le plus grand soin, terrifiĂ©s qu’ils Ă©taient Ă  l’idĂ©e d’abĂ®mer ou de dĂ©chirer ce qu’ils avaient eu tant de mal Ă  dĂ©couvrir. John Williams « Stoner »

🇮🇹 Vagava per i corridoi della biblioteca dell’universitĂ , in mezzo a migliaia di libri, inalando l’odore stantio del cuoio e della tela delle vecchie pagine, come se fosse un incenso esotico. Certe volte si fermava, prendeva un volume da uno scaffale e lo teneva per un istante tra le sue manone, che vibravano al contatto ancora insolito con il dorso e il bordo e le pagine docili. Poi cominciava a sfogliarlo, leggendo qualche paragrafo qua e lĂ , e le sue dita rigide giravano le pagine con infinita attenzione, quasi timorose di distruggere, con la loro rozzezza, ciò che avevano scoperto con tanta fatica. John Williams « Stoner »

(Photo: Libreria Achille, Piazza Vecchia, 4, 34121 Trieste, Italie)

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