ARIANE BOIS « SANS OUBLIER »

Quatrième de couverture

Lorsqu’elle apprend l’accident qui a coûté la vie à sa mère, une jeune femme voit son monde exploser. Tout se délite et s’obscurcit dans le ciel de sa mémoire. L’onde de choc atteint ses enfants et son mari. Pour enrayer cette chute libre, il lui faut partir vers Le Chambon-sur-Lignon, ce village qui fut héroïque pendant la Seconde Guerre mondiale, tenter de se retrouver loin de chez elle pour sauver les siens.

Récit d’un crash intime, d’une fugue maternelle sur les traces d’un silence familial, Sans oublier raconte comment, pour devenir mère, il faut d’abord cesser d’être une fille.

« Sans oublier est un beau livre, de ceux qu’on n’oublie pas. » Le Parisien

« Une rage de vivre incroyable. Captivant et émouvant. » L’Obs

L’auteur

Grand reporter et critique littéraire, Ariane Bois a publié plusieurs romans salués unanimement par la critique, par plusieurs prix littéraires et traduits à l’étranger. Elle a également été présidente du jury du Prix du Livre Romantique. Le Gardien de nos frères a reçu le Prix de la ville de Mazamet et le Prix de la ville de Vabre. Il est aussi lauréat du Prix Wizo, prix le plus prestigieux récompensant chaque année une oeuvre littéraire française d’intérêt juif.

Mon avis

Au décès de sa mère, elle sombre dans un désespoir indescriptible. Elle, qui a déjà perdu son frère quelques années auparavant, s’effondre et vit une descente aux enfers. Elle a pourtant tout pour être heureuse: un mari, des enfants, un travail mais le chagrin l’envahit et son monde se délite. Alors partir… fuir…

Un roman sur le deuil, sur la reconstruction de soi, et l’amour filial. Une histoire douloureuse qui m’a touchée. Un roman qui raconte l’intime de la détresse. Une écriture sensible toute dans l’émotion.

Extraits

▪️La mort changeait tout, habillait les autres de tristesse.

▪️Possède-t-on un capital d’amour qui s’épuise au fil du temps?

▪️Il paraît qu’on oublie des pans entiers de son enfance, ou qu’on les reconstruit, de manière à pouvoir, à son tour, donner vie sans avoir trop peur.

▪️Écrire les maux pour qu’ils vous quittent. Ça coule au même rythme que mes larmes, une cataracte de sentiments, de détails, de séquences, de phrases fichées en moi… J’aimerais écrire des textes qui sautent à la gorge, d’un style acéré, « à l’os ». Mais on ne s’improvise pas écrivain et je me contente de noircir du papier. Rassembler ma mère en éclats.

▪️J’écris pour faire le tour de son absence, pour la cerner.

▪️Retourner aux mots est une façon de revenir à la vie… Au moins, les mots sont les miens, pas les clichés des autres. Pour dire sa peine, il faudrait utiliser une nouvelle syntaxe, des phrases vierges de la douleur des autres.

Prix: Prix Charles Exbrayat, salon du livre de Saint-Étienne

Éditions Charleston, 2019, 272p.

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