MARIE-VIRGINIE DRU « AYA »

Quatrième de couverture

Aya, c’est toute l’âme de l’Afrique, sa sensualité, sa magie et sa rudesse. Aya, c’est une fille de douze ans, pas encore une femme, belle comme un soleil, et qui ne rêve que d’épouser son petit amoureux, Ousmane. Main dans la main, ils se promènent sur les bancs de sable de Karabane avant de plonger dans l’eau, où ils croisent Moussa de retour de la pêche dans sa barque bleue. Ce paradis, Aya ne l’abandonnerait pour rien au monde, s’il n’y avait ce terrible secret qui la fait grandir trop vite et qu’elle ne peut partager avec personne. Contrainte de fuir son île, elle va peut-être se libérer du poids qui lui coupe le souffle et se forger enfin un destin.

Une magnifique histoire de résilience que la plume sensuelle, poétique et envoûtante de Marie-Virginie Dru, grande amoureuse du continent africain, fait vibrer tel un chant initiatique. 

Mon avis

Aya est encore une enfant, mais la vie a déjà été bien cruelle avec elle. À douze ans, restée seule avec sa mère, son père n’étant plu, et son frère étant parti, elle vit un cauchemar au quotidien, son innocence est perdue à jamais … Malgré tout dans sa vie, il y a Ousmane, un petit garçon de son âge avec qui elle rêve de construire son futur. Un jour, pourtant, le destin l’oblige à fuir son île… Une maison rose pour l’accueillir…

L’histoire alterne moments douloureux et moments d’espoir. Elle raconte un destin brisé dès l’enfance, mais aussi une incroyable volonté de rêver malgré tout, une volonté de s’inventer des jours beaux. Un roman qui se lit d’une traite tantôt la larme à l’œil, tantôt le sourire aux lèvres. Une écriture poétique mais qui colle au récit.

Extraits

▪️Le sel de ses peurs se mélange à l’eau de mer, elle se dit que le bonheur a le goût salé

▪️Parler, c’est comme deux mains qui se tiennent, les paroles créent le lien

▪️C’est pour ça qu’elle aime tant faire des photos et capturer ce moment où tout s’aligne parfaitement. Saisir la perfection d’un paysage juste quand un nuage accentue la lumière, ou attraper le regard d’un étranger qui vous livre son âme à cet instant décisif. Clic-clac, avant qu’il ne soit trop tard. Imprimer la pellicule pour voler au temps une seconde d’éternité.

▪️J’ai un vide à l’intérieur. C’était sa place.

▪️Les livres ont tant donné à Mona, ils lui ont montré combien le silence des hommes face aux plus vulnérables est déraisonnable. Ils lui ont enseigné l’absurdité du monde. Ils l’ont conduite à se révolter.

Note: 4/5

Albin Michel, 2019,

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