MARION MCGUINNESS « ÉGARER LA TRISTESSE »

« La vie trouve toujours un chemin »

Quatrième de couverture

À 31 ans, Élise vit recluse dans son chagrin. Quelle idée saugrenue a eue son mari de mourir sans prévenir alors qu’elle était enceinte de leur premier enfant ?

Depuis ce jour, son fils est la seule chose qui la tienne en vie, ou presque. Dans le quartier parisien où tout lui rappelle la présence de l’homme de sa vie, elle cultive sa solitude au gré de routines farouchement entretenues : les visites au cimetière le mardi, les promenades au square avec son petit garçon, les siestes partagées l’après-midi…

Pourtant, quand sa vieille voisine Manou lui tend les clés de sa maison sur la côte atlantique, Élise consent à y délocaliser sa tristesse. À Pornic, son appétit de solitude va vite se trouver contrarié : un colocataire inattendu s’invite à la villa, avec lequel la jeune femme est contrainte de cohabiter.

L’auteur

À 36 ans, Marion McGuinness est autrice et traductrice pour différentes maisons d’édition. « Égarer la tristesse » est son premier roman.

Mon avis

Barricadée dans son chagrin, son fils demeure sa seule raison de vivre. L’homme de sa vie s’en est allé à jamais, la laissant dans une effroyable solitude. Un jour, sa voisine, une vieille dame, lui propose de « délocaliser » sa tristesse. Une maison à Pornic et un « invité  » surprise…

Un premier roman très très réussi! Un roman qui parle de la perte de l’être aimé et de la vie qui lentement reprend le dessus.

Un coup de coeur tant pour l’histoire que pour l’écriture! Une belle écriture, toujours juste. Des personnages attachants et émouvants dans leurs fragilités. On les quitte à regret, une fois la dernière page tournée! On aimerait connaître la suite!

Et quel joli titre!

Extraits

▪️Elle savait ce que la perte d’un être aimé pouvait éteindre au fond du coeur.

▪️Quand on avait perdu un bout de soi et découvert la fragilité de la vie, on ne se laissait plus emmerder par les conventions sociales et la politesse de façade.

▪️… des livres qu’il aimait, qui avaient tous laissé, chacun à sa manière une trace indélébile dans sa vie. Certaines de leurs phrases lui revenaient parfois à l’esprit, sans prévenir, bien longtemps après la gin de sa lecture. Elles le réconfortaient comme le souvenir d’un bon moment passé avec un ami. Avec l’envie de le retrouver pour se sentir heureux. De le partager aussi.

▪️Les livres l’avaient littéralement sauvé, oui. Certains avaient une bande d’amis, lui avait une énorme bibliothèque. Il avait vécu tant d’autres vies depuis le départ de sa mère que parfois il ne savait plus faire la différence entre la réalité et la fiction.

Note: 5/5 💙💙

Éditions Eyrolles, 2019, 304p.

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