ODILE D’OULTREMONT « BAÏKONOUR »

Quatrième de couverture

Anka vit au bord du golfe de Gascogne, dans une petite ville de Bretagne offerte à la houle et aux rafales. Fascinée par l’océan, la jeune femme rêve depuis toujours de prendre le large. Jusqu’au jour où la mer lui ravit ce père qu’elle aimait tant : Vladimir, pêcheur aguerri et capitaine du Baïkonour.

Sur le chantier déployé un peu plus loin, Marcus est grutier. Depuis les hauteurs de sa cabine, à cinquante mètres du sol, il orchestre les travaux et observe, passionné, la vie qui se meut en contrebas. Chaque jour, il attend le passage d’une inconnue. Un matin, distrait par la contemplation de cette jeune femme, il chute depuis la flèche de sa grue et bascule dans le coma.

Quelque part entre ciel et mer, les destins de ces deux êtres que tout oppose se croiseront-ils enfin?

L’auteur

Scénariste et réalisatrice, Odile d’Oultremont vit entre Bruxelles et Paris. Son premier roman « Les Déraisons », a reçu le Prix de la Closerie des Lilas. « Baïkonour  » est son deuxième roman.

Mon avis

Une mère, une fille et leur deuil…

Un grutier et sa vie à une cinquantaine de mètres du sol.

Et l’océan, fascinant et dangereux…

Deux inconnus … Entre ciel et mer…

Le deuil, la disparition, l’amour, les relations familiales, autant de thèmes abordés avec subtilité. Les détours d’une rencontre et les prémices d’un amour …

Et la disparition en mer d’un père, d’un mari: la fille en accepte la fatalité, la mère garde espoir et vit dans le déni, un déni conscient, assumé.

Une histoire délicate, touchante et poétique.

Une très belle écriture.

Il est des livres qui vous enchantent et vous charment, celui-ci en est un. On voudrait rester encore un peu avec ces personnages, faire encore un bout de chemin avec eux. Un bijou!

Extraits

▪️Le mieux pour s’adresser à l’océan est de se taire. De retenir les mots, de les maintenir bien en silence et de ne parler qu’ avec les yeux.

▪️… à se chamailler souvent mais avec des mots d’une douceur peu usée, la poésie dans la dispute ou bien l’inverse.

▪️La mer, comme les artistes, a ses périodes: son talent et sa virtuosité se situent au point de convergence entre la puissance des flots et leur lyrisme; l’un prenant le pas sur l’autre au fil des jours.

▪️la mer est douce commence étreinte, une crème d’écume se prolonge loin derrière eux et le soleil transpire à la verticale.

▪️elle ignorait que sa mère puisse l’observer d’aussi loin autant d’attention, ça lui semble aberrant , cette distance cousue d’autant de sollicitude ça doit être ça, une mère.

▪️On ne crache pas, personne ne crache, sur l’espoir.

Note: 5/5 💙💙💙

Lien:

Odile d’Oultremont « Les déraisons »

Éditions de l’Observatoire, 2019, 224p.

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