Un jour, une citation: Mary Costello

Ce n’était pas des réponses ou des consolations qu’elle trouvait dans les romans, mais un degré d’empathie qu’elle n’avait croisé nulle part ailleurs et qui atténuait sa solitude. Ou qui la renforçait, comme si une partie d’elle-même – son côté ermite – se trouvait à portée de main, attendant d’être incarnée. La pensée qu’à une époque lointaine, une personne – un étranger qui écrivait à son bureau – avait su ce qu’elle savait, ressenti ce qu’elle ressentait dans son cœur plein de vie, lui donnait confiance et force. Il est comme moi, se disait-elle. Il partage mes sensations. Il n’y aurait jamais assez d’heures, semblait-il , de jours ou d’années dans sa vie pour lire tout ce qu’elle voulait lire. Mary Costello « Academy Street « , Points

(Photo: Galerie Bortier, Bruxelles)

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