Un jour, une citation: Bertrand Jullien-Nogarède

Les livres appartenaient à mon environnement comme le nom des sommets ou des aiguilles pour l’alpiniste. Refuges lorsque je les lisais, ils devenaient autant de courses possibles dès lors que je ne les avais pas lus. Je pratiquais les livres à la manière du randonneur qui étudie longuement sa carte avant de se lancer. Comme lui, j’évaluais l’effort à fournir, comme lui, je rêvais en découvrant le nom des futurs lieux à traverser […] Ma vie s’était, d’une certaine manière, construite au fil des lignes. Je savais où me retirer quand les grands vents de la vie emportaient tout sur leur passage. Il me suffisait d’ouvrir un livre et de me laisser glisser à l’intérieur. Bertrand Jullien-Nogarède « La première fois que j’ai été deux »

(Photo: Librairie Rieffel, Paris)

Une réflexion sur “Un jour, une citation: Bertrand Jullien-Nogarède

  1. Une description qui ressemble à ce que représente les livres pour moi, à ceci près que face aux tourments de la vie, il me faut bcp de temps pour reprendre le chemin de la littérature…Merci et bonne journée.

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