Un jour, une citation: Vivian Gornick

Pour moi relire un livre que j’estimais important à une période de ma vie, c’est un peu comme s’allonger sur le divan du psychanalyste. Un récit que je connaissais par cœur des années durant est tout à coup remis en perspective avec angoisse, je me rends compte que j’ai mal interprété tel personnage ou tel détail de l’intrigue. Ils se rencontrent à New York alors que j’étais persuadée que c’était à Rome; en 1870, alors que j’aurais parié sur 1900; qu’est-ce que la mère a fait au héros, déjà? Le monde continue à disparaître dès que je me mets à lire, pourtant, je ne peux m’empêcher de me demander comment, ayant mal compris ceci, et cela, ce livre a tout de même réussi à me captiver. Vivian Gornick « Inépuisables », Éditions Rivages (Incipit) p.6

(Photo: Galerie Bortier, Bruxelles)

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