Un jour, une citation: Siri Hustvedt

Il arrive que je reconnaisse l’intelligence d’un écrivain ou la fluidité et l’élégance de son style, mais que je ne ressente pas grand-chose de plus. De tels livres semblent s’évaporer presque immédiatement après que je les ai lus, sans doute parce que la mémoire est consolidée par l’émotion. Les expériences d’émotion intense s’attardent dans l’esprit; les tièdes, non. Les grands livres, à mon avis, se distinguent par une urgence dans le récit, une nécessité que l’on peut sentir viscéralement. La lecture n’est pas une activité purement cognitive consistant à déchiffrer des signes; c’est l’entrée dans une danse de significations dont les résonances vont bien au-delà de ce qui n’est qu’intellectuel. Siri Hustvedt « Vivre, penser, regarder », Actes Sud.

(Photo: Vieille Bourse, Lille)

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s