Brigitte Peeters “Un le matin, un le soir”

Quatrième de couverture

Pour fuir un mari infidèle, Victoire accepte de remplacer Hubert, le pharmacien du village de son enfance. Une nouvelle vie se reconstruit au rythme du quotidien où se croisent Clovis, le petit-fils d’Hubert, Marius, un électricien particulièrement attentionné, et les clients qui révèlent leurs blessures, leurs fêlures, leurs manies. La boîte à livres accolée à l’officine se révèle intrigante, entre les billets que lui laisse un admirateur inconnu et le journal intime écrit en 1943 par une jeune fille de quinze ans, séduite par un soldat allemand. Le destin d’une femme peut-il bouleverser celui d’une autre ? Un le matin, un le soir est l’histoire de la réinvention d’une femme entre présent et passé, drames et passions, racontée avec humour et tendresse.

Mon avis

Une boîte à livres d’un petit village et deux femmes… La première s’est réfugiée, ici, dans le village de son enfance, après une séparation douloureuse. La seconde a déposé un carnet recouvert de papier kraft dans la boîte à livres. Une écriture manuscrite, à l’encre bleue ou noire recouvrent les pages écrites autrefois …
Et puis, des feuillets bleus glissés page 322 de « Guerre et Paix »par un admirateur mystérieux…
Deux femmes racontent deux époques…
L’histoire d’une renaissance et l’histoire d’une confession…

Un roman tendre et touchant, et des personnages très attachants. Des êtres cabossés qui s’apprivoisent peu à peu. Émotions et sourires. La partie historique dévoile une des terribles faces cachées de la seconde guerre mondiale. Un épisode sombre et terrifiant. Une fois commencé, j’ai dévoré les pages de ce roman.


Extraits
▪️L’amour fait mal. Il vous hérisse l’épiderme, vous cisaille les entrailles, vous fait glisser à la fois sur du velours et de la soie, à la fois dans les orties et les chardons. p.190
▪️L’amour fait vivre, respirer, avaler l’air à grandes foulées, le rendre plus pur, fait voir l’herbe plus verte, le ciel plus bleu. p.190
▪️J’ai à découvrir le monde “avec”. Le monde avec bonheur, avec espoir, avec des abeilles qui butinent, avec des oiseaux qui chantent, avec des lendemains qui enchantent, peut-être des après-demain qui déchantent, mais des surlendemains qui déjantent. p.222


Editions Academia (Évasion), 2021, 232p.

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